Économie, Communication

Même l’Unédic me veut

Hier soir, je reçois un mail intitulé « Invitation à rejoindre le panel Unedic et vous » envoyé par le duo Unédic et Harris. Après avoir participé aux panels pour TNS Sofres et Kantar, pour le Grand jury des téléspectateurs avec Harris, pour Funtastic Lab avec Harris et Disney, pour Pop2017 avec BVA et la presse quotidienne régionale,  je ne peux pas refuser de participer à une enquête, à un panel représentant « les allocataires de l’Assurance chômage », de plus que j’ai été « tiré au sort ». Le courriel me propose donc au travers de leur plateforme intitulée « L’Unédic et vous » de m’exprimer afin qu’ils puissent s’améliorer. L’Unédic pourra « mieux prendre en compte l’expérience des allocataires et mieux faire évoluer l’assurance chômage. »

Comment faire ? Le courriel comporte un lien vers une page pour se créer un profil, dès l’ouverture de la page, les mots « Honnêteté, fiabilité, transparence » apparaissent en majuscule. Je ne dois dire que la vérité. On me rassure aussi en disant que si je ne veux pas participer ou si je dis du mal de l’organisme, cela « n’aura aucune incidence sur vos relations avec Pôle emploi de quelque manière que ce soit. » et que mes informations « sont anonymes et utilisées exclusivement à des fins d’études ». Après avoir lu toutes les informations, je réponds donc aux questions proposés. Qui suis-je ? Ai-je reçu une allocation chômage ? Quelle est ma situation familiale ? Et la dernière page qui est plutôt pour faire amples connaissances avec l’organisme et aussi pour valider mon profil. À la fin de l’inscription un nouveau courriel m’est envoyé pour « finaliser mon inscription ». Il s’agit uniquement du lien vers le panel de L’Unédic et vous, où en effet, je peux compléter mon profil.

J’avais déjà fait la remarque lorsque j’avais reçu un mail du site Memo de Pôle Emploi lorsqu’il s’agissait d’avoir des avis pour les feedbacks. J’apprécie lorsque la parole est donnée pour ces sites-là. Ainsi avec notre propre expérience on peut donner notre avis, dire ce qu’il ne va pas, inviter les personnes compétentes à résoudre les problèmes qui peuvent nous survenir. On peut en penser tout le mal mais lorsqu’il y a la possibilité de donner son avis, je trouve qu’il s’agit d’un grand pas pour avoir la sensation d’être écouté.

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Société

La « nouvelle » braderie de Lille

Rappelez-vous. Avec les attentats qui ont eu lieu en France et plus particulièrement à Nice le 14 juillet 2016, la mairie de Lille avait décidé de supprimer la braderie pour cette année-là. Stupeur et tremblement ! Tout le monde s’indignait de voir que la braderie pouvait être annulée à cause des terroristes. Un an plus tard, la mairie de Lille y met les moyens. Bloc de béton, nouveau périmètre de la braderie, de nombreux renforcements de police et exclusivement, voire majoritairement des vendeurs lillois. Martine Aubry, la maire de la ville, a souhaité remettre la famille au centre de la braderie en lui rendant un caractère « plus authentique ». À ce changement, nouvelles indignations : j’ai lu sur les réseaux et médias sociaux de nombreux commentaires sur cette nouvelles versions de la braderie. Je vais vous en citer quelques uns pêle-mêle (j’ai aussi corrigé les fautes) : « Rien à voir avec les précédentes, ce n’est même plus une braderie. Bien déçu de ce changement, c’était bien mieux avant, [où] il y avait de tout pour tout le monde. »,  « Braderie de Lille triste, pas beaucoup de commerçants, pas d’animation. Où est notre braderie qu’il y avait avant ? »

Grosso modo, les commentaires disent que c’était mieux avant. Avant ? Avant quoi, cependant ? Je pense que c’est comme ça qu’ils veulent dire, mais avant l’édition de 2016 annulée. Mais c’est quoi pour eux, l’esprit de la braderie ? Lille le disait dans son affiche pour le renouveau : « incontournable depuis 1127 ». 1127, je le disais déjà il y a trois ans, c’est la date de la première trace écrite de l’événement. Pas de la première braderie. Ainsi, je le rappelle, nous sommes en 2017, soit 890 ans plus tard. Et en bientôt neuf siècles ; la braderie a vécu de nombreux changements.

Alors bien sûr, je laisse aux historiens l’évolution de la braderie de Lille. Savoir comment et pourquoi la braderie est passée de neuf jours à un, pour maintenant être le premier week-end de septembre. Je ne saurais pas dire. Mais dans les années 1850, le chansonnier lillois Alexandre Desrousseaux, notamment connu pour la chanson du P’tit Quinquin sort un recueil de chansons intitulé Chansons et pasquilles lilloises. Dedans se trouve la chanson appelée sobrement « La Braderie ». Au détour d’un vers, l’auteur a mis un petit (I) pour un note se rapportant à Watteau. La note explique qui est Watteau et est ainsi : « Nous devons à Louis Watteau […] deux tableaux : La Procession de Lille et La Braderie. Pour les Lillois ces toiles ont un mérite incontestable : celui de perpétuer le souvenir de deux fêtes locales dont l’une est éteinte et dont l’autre n’existe plus qu’en parodie. »

Parodie ? Rien que ça ? Et non, d’autres auteurs se plaigne de voir l’esprit de la braderie se dégrader. En 1861, un autre auteur écrivait dans un livre : « Le vrai Lillois aime la Braderie, et gémit de voir cette coutume, cette fête s’amoindrir chaque année ». Un autre auteur fait la même remarque mais argumente en disant que « L’esprit de spéculation a transformé cette fête originale. Autrefois on n’y vendait que des objets vieillis, usés, c’est-à-dire bradés, d’où la fête a tiré son nom. De nos jours les vieilleries sont évincées par de la marchandise neuve. »

La version proposée par la mairie de Lille était celle se voulant se rapprocher de la braderie de Lille d’avant la première mondialisation. Il ne s’agit pas non plus de laisser les domestiques vendre les anciens vêtements des maîtres, sinon il n’y aurait plus personne. Mais redonner le cachet perdu de la braderie d’antan.

 

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Société

L’Europe du futur vue par le passé

Pour beaucoup l’Histoire se raconte de manière linéaire sur une frise chronologique. Pour d’autres, moins nombreux, elle se raconte sur un cercle ; l’Histoire ne serait qu’un éternel recommencement. Pour d’autres encore, celles-ci se présente sur un modèle en forme de maille. Ce modèle regroupe les deux précédents ; il y a toujours la linéarité qui permet d’avancer et les boucles qui permettent de dire qu’il y a une redite dans l’Histoire. Je précise que malgré les efforts pour expliquer, les termes exactes -s’il y en a- me sont inconnus. Je m’en excuse d’avance.

Quel est le point commun entre Jules César, Bonaparte Napoléon et Adolf Hitler ? Mis à part le fait qu’ils soient tous les trois Européens, tous ont tenté d’élargir leur nation à travers l’Europe. Si bien que Napoléon avait pour modèle Jules César.

Comment était la France avant son uniformisation ? La France était répartie en provinces. Chaque province avait sa langue, son territoire, son unité de mesure, son identité. Ainsi un Parisien qui se rendait à Lille, à Brest, à Strasbourg, à Bordeaux ou à Marseille avait beau rester en France, il arrivait dans un autre monde. Il ne comprenait pas la langue. Depuis la France a créé les départements, à imposer le Français et j’en passe. On se retrouve donc avec un pays unifié. De nos jours, personne n’aura à l’idée d’expulser une partie de la France parce qu’elle est en faillite. Même sans le savoir la France est solidaire avec elle-même.

De nos jours rares sont ceux qui n’apprécient pas de parler la même langue de Lille à Perpignan et de Brest à Strasbourg. Même si certains conservent leurs coutumes locales, la France reste la France. Le français reste la langue officielle, le 14 juillet reste le jour de la fête nationale et la Marseillaise reste le chant patriotique national. Il n’existe plus de disparité linguistique, métrique.

Et si nous faisions pareil avec l’Europe ? Toutes les nations ont tenté de s’agrandir au fur des années, « l’Europe » peut permettre de créer une grande entité. Pour cela il faut effacer certains pans de la culture de certains pays. Comme on a vu au dessus, la France s’est construite en effaçant les différences culturelles. Une véritable entité Europe redessinée avec une langue unique et commune et une seule capitale. On aurait ainsi un grand pays s’étalant de Lisbonne à la Laponie en passant par les îles grecques.

Utopique ? Je pense.

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Politique, Société

#MoiPrésident, l’éducation nationale

Ceci est l’article original proposé pour le partenariat entre Pop 2017 et LinkedIn. Afin d’être plus accessible et plus rapide à lire, il avait été tronqué. Je mets ici l’article complet. Je vais détailler l’organisation temporelle à l’école. Contrairement à une rentrée scolaire, je vais commencer par les vacances et les jours fériés, je vais poursuivre sur la planification de la semaine et terminer sur les programmes et les cours.

La première chose qu’un enfant fait lorsqu’il reprend les cours, c’est compter le nombre de semaines (et de jours) qu’il lui reste avant les vacances. Lorsqu’il n’y a pas de zonage, tous les enfants vont en vacances aux alentours de la Toussaint puis des fêtes de fin d’année. Ensuite, ça se complique un peu. La France est découpée en trois zones. Ces zones, appelées A, B et C, déterminent l’ordre et la zone géographique qui part en vacances. De nouveau, deux périodes de vacances sont programmées : les vacances de l’hiver et celles du printemps. Ici, ces vacances sont en décalage d’une semaine en une semaine. Ce qui nous fait parfois pour une zone, des vacances d’hiver, cinq semaines après les vacances des fêtes de fin d’année et douze semaines entre les vacances de printemps et celles d’été. Les écoliers passent du simple à plus du double. Moi, président, j’applique l’alternance 7/2 ; c’est-à-dire 7 semaines de cours pour 2 semaines de repos. Tout en sachant qu’une année compte 52 semaines, il y aura donc 5 fois 7 semaines de cours, 4 fois 2 semaines de repos et une période de 9 semaines de repos. On aurait donc 35 semaines de cours au total (contre 36 actuellement). Maintenant que le nombre de semaines est choisi, il faut déterminer comment répartir les jours dans cette semaine.

À chaque changement de ministre de l’éducation entraîne son changement dans les écoles de France. Entre 2008 et 2014 la semaine se découpe en quatre jours. Dans une semaine sans jour férié, les lundis, mardis, jeudis et vendredis sont travaillés, les mercredis, samedis et dimanches sont chômés. Il s’agissait d’une exclusivité française. Depuis 2014-2015, les écoles élémentaires ont classe le mercredi matin en plus, et des temps d’activités périscolaire (TAP) apparaissent. Moi, président, sachant que les enfants apprennent mieux le matin, je mets en place l’école exclusivement le matin, du lundi au samedi. Avec certains samedis – un sur quatre – chômés. Cela permet d’éviter que l’enfant « casse » le rythme du réveil matinal et permet à l’enfant d’avoir tous ses après-midi pour se détendre. En effet, si les parents ne peuvent pas venir rechercher l’enfant au midi (avant ou après la cantine), celui-ci pourrait donc participer à des ateliers ludiques hors de l’établissement. Autre proposition plus ou moins semblable serait de faire durer la journée de cours plus courte au matin mais une heure environ de cours l’après-midi pour les matières qui demanderaient moins d’attention. Justement quid des matières dans l’éducation nationale ?

En élémentaire, les cours se composent principalement des français et des mathématiques. Mais ils comportent également de nombreux autres matières comme l’anglais, l’histoire-géographie, les sciences, la découverte du monde, le sport (avec la natation), et des plus farfelus comme l’histoire de l’art. Si bien que parfois, les ministres tentent de mettre de plus en plus dans le programme que parfois, certaines heures de cours sont sacrifiées. La France se retrouvent presque humiliée par ses résultats dans une enquête sur plusieurs pays de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE). « Par rapport aux pays de l’Union européenne, la France est relativement en retard » pouvait-on entendre au ministère de l’éducation. Moi, président, je recentre les cours sur les matières fondamentales : les mathématiques, le français et les sciences. J’introduis l’anglais parmi les matières prioritaires. Le reste, je le laisse au bon vouloir de l’enseignant. Avec des « notions de bases » que tous les enseignants doivent enseigner mais libre à eux de plus s’étaler sur telle ou telle matière ou sur tel ou tel sujet.

Je pense qu’en respectant bien le bien-être de l’enfant, il est possible de lui faire apprendre mieux en moins de temps. Ce n’est pas qu’une question d’heures d’apprentissage. L’enfant doit suivre son horloge biologique pour permettre un meilleur apprentissage. Le problème de la France est son modèle économique qui est basé entre autres sur le tourisme, il est donc inconcevable de limiter le nombre possible de vacanciers. Faut-il donc changer de modèle d’apprentissage avec les nouvelles technologies pour permettre l’inclusion des secteurs économiques ?

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Communication

Intégrer Wikipédia à son plan comm’

Pour rappel, Wikipédia est une « encyclopédie [en ligne] que chacun peut améliorer. Depuis 16 ans, tout le monde peut donc améliorer son ou ses articles fétiches. La seule restriction est la « notoriété » du sujet : il faut une « couverture significative et durable consacrée à lui par des sources fiables et indépendantes de ce sujet ». Tous types de sujets se côtoient. Wikipédia est qu’importe le moteur de recherche favori, l’une des premières réponses pour un sujet demandé.

Ainsi pourquoi ne pas l’intégrer dans son plan de communication ? Pour une commune (française) la notoriété est de fait, elles ont toutes leur article sur l’encyclopédie ; pour une entreprise, nombreuses n’ont pas leur entrée par manque de notoriété. De plus, elles doivent répondre à des critères complémentaires par rapport à ceux des autres articles. Certaines entreprises avaient déjà fait intégré Wikipédia dans leur communication. Je me rappelle de Redcats qui affichait à côté des logos des médias sociaux « traditionnels » (Facebook, Twitter…), celui de Wikipédia. Et je pense que ça ne doit pas être la seule entreprise à l’avoir fait. Cependant alors que pour les médias sociaux traditionnel, le community manager est seul maître à bord, pour Wikipédia est avant tout collaboratif.

Il faut ainsi bien savoir maîtriser le support. Comme tout le monde peut modifier l’article, il peut que certains contributeurs avisés remarquent les modifications manquant de neutralité, avec des termes flous et vagues. C’est ce qu’il m’était arrivé avec Roubaix, en 2013. L’article était dit « à charge », néanmoins il était référencé avec des sources. Tandis que l’ajout était rempli de « trop de superlatifs non neutres et non sourcés », selon mes termes de l’époque. Pour une entreprise, j’ai eu une expérience avec le service comm’ -mais je pense plutôt à un stagiaire- de Kiloutou, également en 2013. Dans mes souvenirs, il me semble que l’entreprise ce servait de Wikipédia comme d’une vitrine pour ses produits. Ce qui m’a valu d’être épinglé dans Wikibuster.

Pourquoi interdire Kiloutou de publier et inciter à intégrer Wikipédia dans son plan de communication ?  Tout d’abord, depuis 2013, les médias sociaux ont grandi, mûri ; il faut parfois savoir se démarquer. Et Wikipédia permet de se démarquer du fait que comme tout le monde peut modifier l’article, il faut être le plus irréprochable possible. Afin d’avoir un article, il faut aussi avoir une réputation (cf notoriété). Bonne ou mauvaise, elle permet d’entrer dans l’encyclopédie. Pensez à Dallongeville, ancien maire d’Hénin-Beaumont qui normalement n’est pas admissible pour son mandat de maire. Mais les affaires lui ont donné une notoriété. Mauvaise. Mais il a eu une notoriété. Ceci étant, personne ne veut rentrer par la petite porte, avec un bad buzz.

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Politique, Société

#MoiPrésident

Il y a quelques mois, je vous disais que je m’étais inscrit à un site d’opinion sur la campagne présidentielle de 2017, appelé « Pop 2017 ». Ce 11 février, je reçois un mail de la chef de projet digitale Océane de ce site d’opinion. Elle m’écrit qu’à la suite d’un partenariat avec LinkedIn sous le hashtag #MoiPrésident, Pop 2017 cherche à « donner la parole aux membres de la communauté qui ont de belles idées et une jolie plume. » Sur le coup, je me dis « Pourquoi pas. », puis avec ma recherche d’emploi, j’oublie et je passe à autre chose. Ce 15 février, je suis appelé sur mon smartphone. Il s’agit à nouveau d’Océane de Pop 2017. On prend le temps de discuter, d’accorder nos violons. Elle m’explique plus en détail le concept ; qu’il ne s’agit pas d’un mail habituel envoyé à toute la communauté mais bien sélectionné. Au final j’accepte de participer à l’opération.

#MoiPrésident comme son nom l’indique nous invite à nous plonger dans le rôle du futur Président de la République française. À ce propos, on écrit un petit article de quelques paragraphes sur un des quatre sujets proposés « clés dans la campagne ». Dans l’ordre du mail, il y a « Quel futur pour l’éducation ? », « Comment en finir avec le chômage ? », « Comment relancer la croissance ? », « Quelle place pour la France en l’Europe ? ». Les quatre thèmes me parlent plus ou moins. Effectivement, j’ai étudié la croissance et la mondialisation, et j’ai obtenu un poste d’assistant de direction dans une école élémentaire, et je suis actuellement au chômage. Par ailleurs, le thème de l’Europe est en projet pour un article de ce présent blog. Cependant, je n’ai pas choisi ce thème. J’ai jeté mon dévolu sur celui de l’éducation.

Je verrai avec eux si je peux également le transmettre ici. Aujourd’hui, je leur ai pour l’instant donné les grandes lignes que peuvent composer mon article pour eux. J’y ai mis les vacances, les relations entre enseignants et parents/enfants, les activités périscolaires, les programmes, les semaines de quatre jours, la carte scolaire, l’uniforme, les aides extérieures. J’ai terminé ma liste de thème en disant que ce n’était pas exhaustif ni dans un ordre particulier. J’espère juste qu’après avoir écrit ce billet, je ne serai pas copié ou plagié par un autre membre de la communauté.

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Économie, Société

Et si nous supprimons les DLC et DLUO…

Tout le monde les connaît sans vraiment connaître leur nom. Le sigle DLC signifie « date limite de consommation » et DLUO « date limite de consommation optimale ». Pour faire simple, ce sont les dates de péremption sur quasiment tous  les produits comestibles. La différence se fait dans l’intitulé. Pour les DLC,  il est mentionné « À consommer jusqu’au », pour les DLUO, la mention « À consommer de préférence avant le » ou parfois en anglais « Best before », traduisible par « Meilleur avant ». Ce dernier a tendance à être remplacé par la DDM, la « date de durabilité minimale ». La différence est tellement subtile que j’ai failli me tromper en l’écrivant. Ainsi yaourts, boîtes de conserve, surgelés, riz et soda, pour ne citer qu’eux comportent l’une des deux dates. Mais pourquoi vouloir les supprimer ?

La date de péremption est d’abord mise en place par les supermarchés afin de garantir la fraîcheur de leurs produits dans leurs rayons. En effet avec une date sur le produit, le consommateur sait si le produit est frais ou si au contraire, il traîne dans les linaires du supermarché depuis des années sans être acheté. Le système de datation s’est ensuite imposé au niveau français puis européen. Toujours dans la même logique : informer le client de la fraîcheur de son produit. Cependant des dérives sont de plus en plus apparentes.

La première que je vais citer, et celle qui me semble la pire, c’est le gaspillage alimentaire. En effet, certains ménages (qui je le rappelle pèse 40 % du gaspillage alimentaire) jettent sans avoir ouvert le produit. Et pourtant la date de péremption est passée mais le produit est encore comestible pour l’Homme. Personnellement, j’ai déjà connu des produits (yaourt, pizza, pour ne citer que ça) avec une date pas encore passée et pourtant le produit était moisi. Est-ce qu’il y avait eu un mauvaise conservation de mon côté ou celui de l’hypermarché ou celui du fabricant. Je ne sais pas et je ne cherche pas à le savoir. Mais en tout cas, la date de consommation était avant la date de péremption et pourtant, je n’ai pas mangé le produit. J’en étais dégoûté.

Mais pourquoi mettre des dates qui ne tiennent pas leurs promesses ? D’abord, c’est un problème économique. Je disais dans l’article sur le gaspillage (voir plus haut), les clients cherchent à acheter les produits aux dates les plus loins pour ne pas revenir chez leur commerçant. À l’inverse, le commerçant souhaite voir leurs clients le plus souvent possible. Mettre des dates courtes leur permet de les faire revenir. Si bien que dans une même usine, un yaourt pour le marché français métropolitain aura trois semaines de délai. Alors que pour les départements d’outre-mer, le même yaourt, de la même usine, de la même fabrication aura trois mois de délai. Une loi a été créée pour lutter contre cette différence.

Le dernier point est sur les DLUO/DDM. En effet, on est en droit de savoir jusque quand on peut consommer un produit avec sa meilleur qualité gustative. Mais où est la limite ? Certains produits secs (riz, pâtes, épices, céréales…), certains produits en boîte ou certains surgelés sont presque impérissables. J’ai jeté du riz et du maïs par qu’il y avait des insectes dedans, j’ai jeté une boîte de conserve parce qu’elle avait gonflée. Je me suis plus fié à mon cerveau qu’à une date inscrite à la chaîne et au hasard sur ces produits. Pour terminer avec une petite anecdote, le mois dernier j’ai acheté des petits pois surgelés. La date de mise en sachet n’était pas en 2017. Ni même en 2016. Encore moins en 2015. Mais en 2014 !

J’ai pointé du doigt les problèmes. Mais quelles solutions ? Mettre la date de fabrication et une durée de préservation ? Cela reviendrait à la même chose ou presque que les DLC, DLUO, DDM et consœurs. Une pastille de couleur, vert quand le produit est comestible, puis la pastille jaunit puis rougit en fonction de la qualité de la nourriture ? L’idée me paraît réalisable dans cinq ou dix ans. Mais je pense que le coût serait un frein. Si c’est pour avoir un produit qui coûte cher à cause d’une pastille qu’on ne mange pas pour la qualité de l’aliment, ce serait contreproductif. Son bon sens ? Effectivement lorsque j’achète les bananes en vrac au supermarché, je n’ai pas de date de péremption dessus. Seul mon bon sens me permet de voir si la banane est mûre ou non. Pourquoi ce ne serait pas pareil pour les autres produits de consommation ? Mais cela reviendrait à revenir aux débuts de la grande distribution. D’autres idées ? D’autres avis ?

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