Économie, Communication

Même l’Unédic me veut

Hier soir, je reçois un mail intitulé « Invitation à rejoindre le panel Unedic et vous » envoyé par le duo Unédic et Harris. Après avoir participé aux panels pour TNS Sofres et Kantar, pour le Grand jury des téléspectateurs avec Harris, pour Funtastic Lab avec Harris et Disney, pour Pop2017 avec BVA et la presse quotidienne régionale,  je ne peux pas refuser de participer à une enquête, à un panel représentant « les allocataires de l’Assurance chômage », de plus que j’ai été « tiré au sort ». Le courriel me propose donc au travers de leur plateforme intitulée « L’Unédic et vous » de m’exprimer afin qu’ils puissent s’améliorer. L’Unédic pourra « mieux prendre en compte l’expérience des allocataires et mieux faire évoluer l’assurance chômage. »

Comment faire ? Le courriel comporte un lien vers une page pour se créer un profil, dès l’ouverture de la page, les mots « Honnêteté, fiabilité, transparence » apparaissent en majuscule. Je ne dois dire que la vérité. On me rassure aussi en disant que si je ne veux pas participer ou si je dis du mal de l’organisme, cela « n’aura aucune incidence sur vos relations avec Pôle emploi de quelque manière que ce soit. » et que mes informations « sont anonymes et utilisées exclusivement à des fins d’études ». Après avoir lu toutes les informations, je réponds donc aux questions proposés. Qui suis-je ? Ai-je reçu une allocation chômage ? Quelle est ma situation familiale ? Et la dernière page qui est plutôt pour faire amples connaissances avec l’organisme et aussi pour valider mon profil. À la fin de l’inscription un nouveau courriel m’est envoyé pour « finaliser mon inscription ». Il s’agit uniquement du lien vers le panel de L’Unédic et vous, où en effet, je peux compléter mon profil.

J’avais déjà fait la remarque lorsque j’avais reçu un mail du site Memo de Pôle Emploi lorsqu’il s’agissait d’avoir des avis pour les feedbacks. J’apprécie lorsque la parole est donnée pour ces sites-là. Ainsi avec notre propre expérience on peut donner notre avis, dire ce qu’il ne va pas, inviter les personnes compétentes à résoudre les problèmes qui peuvent nous survenir. On peut en penser tout le mal mais lorsqu’il y a la possibilité de donner son avis, je trouve qu’il s’agit d’un grand pas pour avoir la sensation d’être écouté.

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Communication

Intégrer Wikipédia à son plan comm’

Pour rappel, Wikipédia est une « encyclopédie [en ligne] que chacun peut améliorer. Depuis 16 ans, tout le monde peut donc améliorer son ou ses articles fétiches. La seule restriction est la « notoriété » du sujet : il faut une « couverture significative et durable consacrée à lui par des sources fiables et indépendantes de ce sujet ». Tous types de sujets se côtoient. Wikipédia est qu’importe le moteur de recherche favori, l’une des premières réponses pour un sujet demandé.

Ainsi pourquoi ne pas l’intégrer dans son plan de communication ? Pour une commune (française) la notoriété est de fait, elles ont toutes leur article sur l’encyclopédie ; pour une entreprise, nombreuses n’ont pas leur entrée par manque de notoriété. De plus, elles doivent répondre à des critères complémentaires par rapport à ceux des autres articles. Certaines entreprises avaient déjà fait intégré Wikipédia dans leur communication. Je me rappelle de Redcats qui affichait à côté des logos des médias sociaux « traditionnels » (Facebook, Twitter…), celui de Wikipédia. Et je pense que ça ne doit pas être la seule entreprise à l’avoir fait. Cependant alors que pour les médias sociaux traditionnel, le community manager est seul maître à bord, pour Wikipédia est avant tout collaboratif.

Il faut ainsi bien savoir maîtriser le support. Comme tout le monde peut modifier l’article, il peut que certains contributeurs avisés remarquent les modifications manquant de neutralité, avec des termes flous et vagues. C’est ce qu’il m’était arrivé avec Roubaix, en 2013. L’article était dit « à charge », néanmoins il était référencé avec des sources. Tandis que l’ajout était rempli de « trop de superlatifs non neutres et non sourcés », selon mes termes de l’époque. Pour une entreprise, j’ai eu une expérience avec le service comm’ -mais je pense plutôt à un stagiaire- de Kiloutou, également en 2013. Dans mes souvenirs, il me semble que l’entreprise ce servait de Wikipédia comme d’une vitrine pour ses produits. Ce qui m’a valu d’être épinglé dans Wikibuster.

Pourquoi interdire Kiloutou de publier et inciter à intégrer Wikipédia dans son plan de communication ?  Tout d’abord, depuis 2013, les médias sociaux ont grandi, mûri ; il faut parfois savoir se démarquer. Et Wikipédia permet de se démarquer du fait que comme tout le monde peut modifier l’article, il faut être le plus irréprochable possible. Afin d’avoir un article, il faut aussi avoir une réputation (cf notoriété). Bonne ou mauvaise, elle permet d’entrer dans l’encyclopédie. Pensez à Dallongeville, ancien maire d’Hénin-Beaumont qui normalement n’est pas admissible pour son mandat de maire. Mais les affaires lui ont donné une notoriété. Mauvaise. Mais il a eu une notoriété. Ceci étant, personne ne veut rentrer par la petite porte, avec un bad buzz.

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Communication, Politique, Société

Pop 2017 : l’élection libre

Après avoir été informé jeudi puis relancé aujourd’hui  par courriel par le panel Médianord, le panel local du groupe La Voix (La Voix du Nord, Nord Éclair, Wéo…), je me suis inscrit au panel Pop 2017. Le sondage est à l’occasion de  la campagne électorale pour l’élection présidentielle de 2017. Il s’agit d’un dispositif de l’entreprise de sondage BVA, accompagné de Salesforce, d’Orange et de la presse régionale quotidienne (également appelée par l’acronyme PQR), dont certains journaux du groupe La Voix font parti.

Dans cette communauté, de mon côté, je pourrai exprimer mes opinions, débattre avec d’autres personnes, avec des journalistes, interpeler les personnalités politiques qui viendront en leur posant mes questions, et suivre toute l’actualité en rapport avec la campagne. Pour les partenaires de l’opération, ils pourront exploiter toutes ces informations, tous les avis de la communauté. Ils auront aussi un panel pour des sondages d’opinion, pour pouvoir donner la parole aux Français. En bref, il s’agit d’un « dispositif innovant qui permet de suivre à 360° et en temps réel l’opinion des Français sur la campagne présidentielle ». En s’associant avec la presse régionale quotidienne, toutes les informations données pourront être mis en avant dans les journaux. Ainsi, le groupe La Voix pourra étudier mes avis, mes réponses aux sondages, mes commentaires afin de créer ses articles pour la campagne présidentielle dans les journaux La Voix du Nord, Nord Éclair, Nord Littoral.

Au premier courriel, j’étais hésitant. À la relance, je me suis finalement lancé dans l’opération. Avant le questionnaires, ils nous rappellent que toutes les réponses aux questions « ne seront jamais vendues ou partagées sans [n]otre accord explicite ». Chose inhabituelle, le site commence par me questionner personnellement : mon nom, mon prénom, ma date de naissance, mon département de résidence, mon sexe, mon emploi. Il me semble la question juste derrière est de savoir si je suis les actualités et si oui de quelle(s) manière(s). Je n’ai pas tout retenu des questions posées, mais toutes se rapportent avec les présidentielles. Les questions que je vais donner par la suite ne sont pas toutes répertoriées et peut-être pas non plus dans l’ordre où elles sont posées. On m’a donc demandé les trois personnalités politiques que je préfère et à l’inverse, celle que je n’apprécie pas. Il m’est aussi demandé de dire si j’ai voté aux tours des élections présidentielles de 2012, et si oui, pour qui ; puis aussi le groupe politique dont je me sens le plus proche. Le plus étonnant, c’est de demander à quelle série télévisée la politique me fait penser. Et si je m’abuse, la dernière question est ma motivation de participer au projet Pop 2017.

À la fin du questionnaire, j’ai reçu un autre mail. Cette fois-ci de Pop 2017. On m’explique que le site me confirmera mon inscription sera confirmée -ou pas- d’ici trois jours. Si vous aussi, l’élection présidentielle vous intéresse, n’hésitez pas à vous inscrire sur le site de recrutement.

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Communication

Et maintenant Funtastic Labs

J’ai reçu dans ma boîte mail, un courriel d’Harris Interactive me précisant qu’en tant que panéliste chez eux, j’ai été « été sélectionné(e) pour participer à une nouvelle enquête inédite ». Dans le message, on me dit que « l’objectif de ce questionnaire est nouveau puisqu’il s’agit de vous donner l’opportunité de participer à une communauté dédiée au « fun » de demain : le Funtastic Labs ». J’ai remis en minuscule le mot « fun » et le nom du sondage ; ils sont en majuscule dans le mail. La suite est du même topo, on me dit que mon avis permettra de faire l’offre ludique de demain. Intéressé par les panels et les sondages (voir Bienvenue dans le grand jury des téléspectateurs et Kantar m’accepte comme panéliste), je me lance à l’assaut de celui-ci.

Le questionnaire commence de manière basique (pour un questionnaire Harris), on me demande de me présenter (nom, ville, catégorie socio-professionnelle) puis soudainement je trouve que les questions parlent, pour un questionnaire sur les loisirs de demain en général, énormément de Disney et de son groupe (Marvel, Star War, Pixar). Je réponds aux questions et mon profil est sélectionné. Rebelote, on me redemande mes coordonnées, puis mes abonnements (télévisés et Internet), puis les films que j’ai vu au cinéma ou en DVD parmi une liste de films Disney, puis les goodies que j’ai acheté, les parcs d’attraction que j’ai fréquenté, et enfin de créer mes codes d’accès pour créer mon profil. Dans cette dernier page, on me demande de lire et d’accepter « les conditions générales de participation au panel «Funtastic Lab ». Ce que je fais.

Et là, stupeur ! Harris me parle du fun de demain et au final, si je m’inscris, j’accepte « de participer à des sondages effectués par Harris Interactive (« sondages »), à destination de The Walt Disney Company ». Au final « Funtastic Lab est un panel communautaire en ligne qui vous permet de faire entendre votre voix et de dire ce que vous pensez à The Walt Disney Company. » On est loin du « fun de demain ». Ou alors, celui de Mickey et compagnie, exclusivement.

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Voitures Haribo.
Communication

Les chiens aboient et la caravane du Tour passe

Aujourd’hui, c’est le dernier jour du Tour de France. Les cyclistes ont terminé de faire le tour des Champs-Élysée. Mais avant leur passage, il y a une institution qui passe plus ou moins une heure avant, c’est la caravane du Tour.

La caravane du Tour, ce sont les véhicules des partenaires du Tour de France. Ils distribuent des lots, des cadeaux, des breloques au milieu des badauds afin de faire leur publicité. Parfois, je me demande si les gens qui y vont y vont plus pour les cyclistes ou plus pour la caravane. En effet, j’ai l’impression que les gens y vont pour les objets. Après tout, ça fait un souvenir du passage du tour.

Personnellement, lorsque j’y étais à Arras, je n’étais pas à un endroit avec beaucoup de monde, donc les publicitaires envoyaient peu. Mais de plus comme je tenais l’appareil photo, je n’ai pas pu attraper quelque chose. Mais à ce que j’ai vu, il n’y avait que des babioles. Lorsque je suis allé aux Quatre jours de Dunkerque, j’ai réussi à attraper des bonbons et des verres d’eau ; c’est vraiment léger.

Cela permet aussi aux entreprises partenaires de se faire plus connaître. Certes, il y a un droit d’entrée, mais cela permet d’avoir une notoriété différence, une sensation de proximité avec les spectateurs, les cyclistes. Et peut-être que ces gens vont acheté des produits de leur gamme.

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Communication, Société

Bienvenue dans le Grand Jury des Téléspectateurs

De temps en temps, je reçois des mails pour des enquêtes avec Harris Interactive. Aujourd’hui, j’en ai reçu un un peu spécial. Ainsi, après avoir été choisi par TNS Sofres / Kantar pour connaître mes choix en matière d’habillement et d’hygiène, je fais maintenant parti du Grand Jury des Téléspectateurs avec Harris Interactive. Je ne sais pas si cela doit durer quelques jours ou éternellement jusqu’à ma désinscription mais en tout cas je me suis lancé dans cette nouvelle aventure.

Que faut-il faire ? Contrairement à ce que dis le titre, je ne vais pas être jury au sens propre comme on peut voir dans certaines émissions de télé-crochets ; les programmes télé ne sont pas suspendus à ma décision. Je ne suis pas César. Mais je vais pouvoir « pouvoir donner régulièrement [mon] avis sur les programmes de la télévision ainsi que sur différents sujets d’actualité. » Je n’ai pas toutes la programmation en main, mais mes « réponses seront regardées et prises en compte chaque jour par les responsables de plusieurs grandes chaînes nationales. » Rien que ça. Bien sûr Harris me demande d’être très régulier et de répondre tous les jours à un questionnaire du lundi au dimanche.

Je dois ainsi me connecter à partir du soir à 23 h jusqu’au 10 h le surlendemain pour pouvoir répondre au questionnaire. Il faut répondre au questionnaire qu’on ait ou pas regardé la télévision le jour demandé. En effet si on ne regarde pas la chaîne, cela permet de dire aux « responsables [des] grandes chaînes nationales. » que leur(s) émission(s) ne plai(sen)t pas. Pour l’instant, je ne l’ai pas encore fait. Je ne peux donc pas encore vous dire ce qu’il en retourne. Du fait que je regarde très peu la télévision, si ça se trouve, le questionnaire va vite m’ennuyer. J’attends de voir ce que ça donne.

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Communication, Politique

Y a-t-il un terroriste pour sauver le Président ?

Le 7 janvier 2015, les locaux de Charlie Hebdo sont attaqués par des terroristes. Le lendemain, une policière se fait tuer en pleine rue et le surlendemain, une prise d’otage se déroule dans un supermarché. Le Président de la République française décide de défiler avec de nombreuses personnalités françaises et internationales lors des manifestations afin de dénoncer ces attaques.

A la suite de cela, le Président et son premier ministre ont vu leur côte de popularité monter de quelques points. Je ne comprends pas comment cela soit possible. Le Président normal a réagi normalement pour un événement exceptionnel ; la justice française a laissé ces individus en liberté ; la police française n’a pas su intercepter ces terroristes avant. Ainsi, il n’y a rien eu d’exceptionnel pour ce qui est du Président ou des ministères. Il est inconcevable qu’on puisse glorifier quelqu’un pour quelque chose qui n’aurait pas du arriver.

On remarque ainsi qu’au fil du temps, la cote de popularité du Président a monté de plusieurs points en janvier-février, puis que vers mai-juin, la cote était revenue à son point de départ de moins de 20 % de satisfaction. Tout le monde a ainsi oublié les soucis de chômage croissant, pour se focaliser que sur cet attentat. Que faut-il en retenir ? Qu’en retiendra l’histoire ? Qu’Hollande a laissé rentrer des terroristes en France pour tuer des gens et que pour remonter sa côte de popularité, il a invité tout le gratin international contre le terrorisme ? Quel président n’aurait pas invité toutes les personnalités internationales pour défiler contre le terrorisme ?

Seule la guerre rassemble-t-elle les peuples ?

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