Économie, Société

Et si nous supprimons les DLC et DLUO…

Tout le monde les connaît sans vraiment connaître leur nom. Le sigle DLC signifie « date limite de consommation » et DLUO « date limite de consommation optimale ». Pour faire simple, ce sont les dates de péremption sur quasiment tous  les produits comestibles. La différence se fait dans l’intitulé. Pour les DLC,  il est mentionné « À consommer jusqu’au », pour les DLUO, la mention « À consommer de préférence avant le » ou parfois en anglais « Best before », traduisible par « Meilleur avant ». Ce dernier a tendance à être remplacé par la DDM, la « date de durabilité minimale ». La différence est tellement subtile que j’ai failli me tromper en l’écrivant. Ainsi yaourts, boîtes de conserve, surgelés, riz et soda, pour ne citer qu’eux comportent l’une des deux dates. Mais pourquoi vouloir les supprimer ?

La date de péremption est d’abord mise en place par les supermarchés afin de garantir la fraîcheur de leurs produits dans leurs rayons. En effet avec une date sur le produit, le consommateur sait si le produit est frais ou si au contraire, il traîne dans les linaires du supermarché depuis des années sans être acheté. Le système de datation s’est ensuite imposé au niveau français puis européen. Toujours dans la même logique : informer le client de la fraîcheur de son produit. Cependant des dérives sont de plus en plus apparentes.

La première que je vais citer, et celle qui me semble la pire, c’est le gaspillage alimentaire. En effet, certains ménages (qui je le rappelle pèse 40 % du gaspillage alimentaire) jettent sans avoir ouvert le produit. Et pourtant la date de péremption est passée mais le produit est encore comestible pour l’Homme. Personnellement, j’ai déjà connu des produits (yaourt, pizza, pour ne citer que ça) avec une date pas encore passée et pourtant le produit était moisi. Est-ce qu’il y avait eu un mauvaise conservation de mon côté ou celui de l’hypermarché ou celui du fabricant. Je ne sais pas et je ne cherche pas à le savoir. Mais en tout cas, la date de consommation était avant la date de péremption et pourtant, je n’ai pas mangé le produit. J’en étais dégoûté.

Mais pourquoi mettre des dates qui ne tiennent pas leurs promesses ? D’abord, c’est un problème économique. Je disais dans l’article sur le gaspillage (voir plus haut), les clients cherchent à acheter les produits aux dates les plus loins pour ne pas revenir chez leur commerçant. À l’inverse, le commerçant souhaite voir leurs clients le plus souvent possible. Mettre des dates courtes leur permet de les faire revenir. Si bien que dans une même usine, un yaourt pour le marché français métropolitain aura trois semaines de délai. Alors que pour les départements d’outre-mer, le même yaourt, de la même usine, de la même fabrication aura trois mois de délai. Une loi a été créée pour lutter contre cette différence.

Le dernier point est sur les DLUO/DDM. En effet, on est en droit de savoir jusque quand on peut consommer un produit avec sa meilleur qualité gustative. Mais où est la limite ? Certains produits secs (riz, pâtes, épices, céréales…), certains produits en boîte ou certains surgelés sont presque impérissables. J’ai jeté du riz et du maïs par qu’il y avait des insectes dedans, j’ai jeté une boîte de conserve parce qu’elle avait gonflée. Je me suis plus fié à mon cerveau qu’à une date inscrite à la chaîne et au hasard sur ces produits. Pour terminer avec une petite anecdote, le mois dernier j’ai acheté des petits pois surgelés. La date de mise en sachet n’était pas en 2017. Ni même en 2016. Encore moins en 2015. Mais en 2014 !

J’ai pointé du doigt les problèmes. Mais quelles solutions ? Mettre la date de fabrication et une durée de préservation ? Cela reviendrait à la même chose ou presque que les DLC, DLUO, DDM et consœurs. Une pastille de couleur, vert quand le produit est comestible, puis la pastille jaunit puis rougit en fonction de la qualité de la nourriture ? L’idée me paraît réalisable dans cinq ou dix ans. Mais je pense que le coût serait un frein. Si c’est pour avoir un produit qui coûte cher à cause d’une pastille qu’on ne mange pas pour la qualité de l’aliment, ce serait contreproductif. Son bon sens ? Effectivement lorsque j’achète les bananes en vrac au supermarché, je n’ai pas de date de péremption dessus. Seul mon bon sens me permet de voir si la banane est mûre ou non. Pourquoi ce ne serait pas pareil pour les autres produits de consommation ? Mais cela reviendrait à revenir aux débuts de la grande distribution. D’autres idées ? D’autres avis ?

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Discrimination à l’embauche (ou pas)

Aujourd’hui, je suis en train de lire un article de BFM TV intitulé : « Les candidats d’origine maghrébine toujours discriminés à l’embauche », et dans le même temps, je reçois une réponse à une x-ième candidature auquel j’ai répondu : « Nous sommes malheureusement au regret de vous informer que votre candidature n’est pas retenue pour ce poste, d’autres profils s’étant révélés plus proche du profil recherché. »

Tout d’abord, j’aimerai faire le point avec vous. J’envoie des CV et des lettres de motivation quotidiennement dans mon domaine de prédilection qui est l’assistanat. Tous les jours, je regarde les annonces de la veille ou du matin sur le site Indeed (entre autre), je reçois tous les matins les newsletter de Pôle Emploi, Indeed, B-Emploi, entre autres, je recense toutes mes démarches sur le site Boomerang de Pôle Emploi, je guette les annonces d’emploi sur Twitter avec le #i4emploi, je me suis inscrit sur Bob Emploi dès son lancement. J’ai fait tous les conseils de Bob Emploi, je suis sur Twitter des comptes de conseillers Pôle Emploi, d’entreprises spécialisés dans le recrutement, et je tente d’appliquer tous leurs conseils également, afin d’avoir un CV percutant et professionnel. Il est vrai que je ne fais plus de porte-à-porte, « à l’ancienne » ; je pense que le numérique est assez rentré dans les mœurs pour s’affranchir de cela -même si je pense que certaines entreprises doivent encore s’arrêter à ça-.

Et pourtant, moi, Thibault Fermont, je devrai être embauché rapidement d’après tous ces statistiques. Je suis ce fameux homme blanc valide issu dun quartier non populaire avec un nom à consonance non étrangère. En effet, je ne suis pas une femme, je ne suis pas de couleur, je ne suis pas handicapé, je ne suis pas issu d’un quartier défavorisé ou populaire, je ne suis pas avec un nom à consonance étrangère. Et pourtant, je suis après deux mois de recherche intensive toujours au chômage. Et malgré tout ce que je fais, je n’ai décroché que deux entretiens.

Selon les recruteurs, mon principal défaut est d’être très peu expérimenté dans une entreprise. En effet, je n’ai fait que très peu de stage, souvent très court. Si bien que lors de ma précédente recherche avant de trouver un poste dans une école élémentaire en contrat aidé, j’ai eu droit à un « Comment voulez-vous qu’on vous intègre dans notre entreprise, nous ne savons pas comment vous vous intégreriez. » Très classe.

Pour revenir à cette étude (non représentative) publiée dans BFM TV par ISM Corum pour le ministère du Travail, 30 % des entreprises seraient discriminantes envers les personnes dites maghrébines par rapport aux « hexagonaux ».  Et moi, sur quels critères discriminants puis-je compter ? Trop gros ? Trop moche ? Ah non, moi, c’est juste mon manque d’expérience.

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L’augmentation des prix avec le passage à l’euro est une connerie

Depuis quelques années, c’est la crise (pour certains, nous ne sommes pas encore sorti de la crise pétrolière de 1979) ainsi pour montrer la baisse du pouvoir d’achat, on voit apparaître sur Internet des nostalgiques du Francs. « C’était le bon temps avant avec 10 Francs, je pouvais m’acheter un café, une baguette ; maintenant avec 1,50 €, je peux à peine m’acheter un café. » Je suis sûr que dans votre entourage, vous avez déjà entendu cela. Et bien, c’est pas totalement vrai (ni totalement faux).

En effet, la valeur de la monnaie n’est pas constant ; 1 € ou 1 F d’hier ne valent pas 1 F ni 1 € d’aujourd’hui ni même de demain. Pour le démontrer, il existe l’indice Big Mac. Ce n’est pas une bêtise, et cela a bien un rapport avec le hamburger de chez McDonald’s. Chaque année depuis 1986, le sérieux journal The Economist répertorie et classe les prix des Big Mac dans les restaurants McDonald’s. Cela leur permet de connaître la parité du pouvoir d’achat dans le pays concerné. En effet, le Big Mac est un bien idéal pour comparer le prix d’un bien entre pays : c’est le même à quelques exceptions près : la même viande est la même au gramme près, le même pain, etc ; il est également distribué à travers le monde.

Ainsi pour la France pour 2000, le prix du Big Mac est de 18,5 F (soit 2,62 $), contre 2,51 $ aux États-Unis. Quatorze ans plus tard, le même Big Mac coûte 4,49 $ en France et 4,79 $ aux États-Unis. Le prix en France n’est que pour la comparaison franco-française, mais 18,5 F font 2,82 € à peu près et 4,49 $ font pour un dollar valant plus ou moins un euro, 4,49 €, soit une hausse de 78,36 %. C’est vrai que c’est énorme ! Mais pour les États-Unis, qui ont depuis toujours le dollar, le Big Mac passe de 2,51 $ à 4,79 $, soit une hausse de 90,83 %. Et là, je ne crois pas qu’on puisse imputer la hausse à l’euro.

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Bienvenue dans le Grand Jury des Téléspectateurs

De temps en temps, je reçois des mails pour des enquêtes avec Harris Interactive. Aujourd’hui, j’en ai reçu un un peu spécial. Ainsi, après avoir été choisi par TNS Sofres / Kantar pour connaître mes choix en matière d’habillement et d’hygiène, je fais maintenant parti du Grand Jury des Téléspectateurs avec Harris Interactive. Je ne sais pas si cela doit durer quelques jours ou éternellement jusqu’à ma désinscription mais en tout cas je me suis lancé dans cette nouvelle aventure.

Que faut-il faire ? Contrairement à ce que dis le titre, je ne vais pas être jury au sens propre comme on peut voir dans certaines émissions de télé-crochets ; les programmes télé ne sont pas suspendus à ma décision. Je ne suis pas César. Mais je vais pouvoir « pouvoir donner régulièrement [mon] avis sur les programmes de la télévision ainsi que sur différents sujets d’actualité. » Je n’ai pas toutes la programmation en main, mais mes « réponses seront regardées et prises en compte chaque jour par les responsables de plusieurs grandes chaînes nationales. » Rien que ça. Bien sûr Harris me demande d’être très régulier et de répondre tous les jours à un questionnaire du lundi au dimanche.

Je dois ainsi me connecter à partir du soir à 23 h jusqu’au 10 h le surlendemain pour pouvoir répondre au questionnaire. Il faut répondre au questionnaire qu’on ait ou pas regardé la télévision le jour demandé. En effet si on ne regarde pas la chaîne, cela permet de dire aux « responsables [des] grandes chaînes nationales. » que leur(s) émission(s) ne plai(sen)t pas. Pour l’instant, je ne l’ai pas encore fait. Je ne peux donc pas encore vous dire ce qu’il en retourne. Du fait que je regarde très peu la télévision, si ça se trouve, le questionnaire va vite m’ennuyer. J’attends de voir ce que ça donne.

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Bonne année 2015 !

Non, je ne vous ai pas oublié mes ami(e)s. Je vous souhaite une excellente année 2015.

Pour ma part, j’ai commencé en tant qu’employé de vie scolaire dans une école primaire à Arras depuis le 15 décembre 2014. J’assiste ainsi le directeur dans les tâches communes de la vie de l’établissement. J’ai fait la connaissance d’une équipe pédagogique sympathique.

En ce début d’année, comme tout le monde, j’ai été touché et choqué par l’attentat commis envers Charlie Hebdo et par les froids assassinats envers les policiers et les policières. La France est un des pays de la liberté ; et donc de la liberté d’expression. On peut être ou ne pas être d’accord avec les propos dit dans les colonnes du journal, mais on ne peut pas « répondre » avec les armes. Aujourd’hui, 11 janvier 2015, je viens de lire qu’un journal allemand a été attaqué car il avait également publié les caricatures de Charlie Hebdo.

On ne peut pas accepter ces gens-là sur le territoire européen. Les fous de cette espèce ne doivent pas pouvoir se balader en liberté.

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Gaspillage alimentaire : la vérité est ailleurs

Après avoir parlé du glanage en début de mois dans l’article La folie des glaneurs, voyons ce qu’il en est du gaspillage alimentaire. J’avais écrit que « parfois pour certain, gratuit veut dire excès », mais même quand c’est payant, il peut y avoir de l’excès. Selon l’Insee, il y a 25 689 ménages en 2005. Imaginons que chacun de ces ménages jettent comme on a vu dans le reportage sur le gaspillage alimentaire de M6, entre 5 et 8 kilos d’alimentation encore comestible, chaque semaine. En une semaine, 128 445 kilos d’aliments comestibles sont jetés chaque semaine, et par année, on arrive à 6 679 140 kilos, soit 6 679 tonnes ! Et cela en prenant 5 kilos de déchets par semaine ; ce qui n’est pas une moyenne mais le plus bas pesage. Avant de blâmer l’hypermarché qui jette des kilos de denrées alimentaires par jours, c’est quand même le client qui ne choisit pas toujours la date la plus proche. Par exemple pour les yaourts, le client va choisir les dates les plus lointaines. Pourquoi ? Vu que l’hypermarché ou le centre commercial n’est pas toujours à la porte d’à-côté, la plupart du temps en périphérie, il va faire le plein du maximum de provision et donc prendre les dates les plus lointaines pour ne pas revenir tous les jours pour faire son plein de provisions. Cela lui fait économiser de l’essence et du temps. Il pourra également varier ses yaourts pour ne pas avoir quatre, six, dix, douze fois le même.

Dans le reportage, quelqu’un avait jeté une pizza encore emballée dans la poubelle. La pizza avait certes passé la date de péremption sur l’emballage, mais était encore comestible. Celui qui l’aurait mangé n’en serait ni malade, ni mort. Moi, personnellement, j’avais oublié quelques ingrédients dans mon réfrigérateur (dés de jambon, saumon fumé, il me semble pour ne citer que ça). La date de péremption inscrite sur l’emballage était dépassée ou toute proche. Qu’est-ce que j’ai fait ? Non, je n’ai rien jeté. Avec les dés de jambon, j’ai fait un gratin de pâtes avec du jambon et avec le saumon fumé j’en ai fait une quiche. D’une cela me permet de faire des repas variés et de deux cela permet de ne pas jeter. Et vous qu’aurez-vous fait ? Les quelques euros mis dans ces produits ne sont pas partis à la poubelle, mais dans un bon repas. Je n’ai pas été malade après, bien sûr.

En août, un groupe de député a déposé une proposition de loi pour lutter contre le gaspillage alimentaire afin d’obliger les supermarchés à donner les invendus. Selon eux,  en moyenne un supermarché jette 200 tonnes de déchet par an. Néanmoins, déjà certaines grandes surfaces donnent leurs invendus grâce aux déductions fiscales dont elles bénéficient. Mais les ménages peuvent continuer à jeter leurs denrées alimentaires dans l’indifférence la plus totale. N’oublions pas, comme le montrait le reportage que 40 % du gaspillage alimentaire vient des ménages ; soit autant que la grande distribution, la pêche, l’agriculture réunis.

Réapprenons à cuisiner, apprenons à consommer différemment, car lorsque les ménages seront exemplaires, il sera temps de s’attaquer aux distributeurs, aux grossistes et aux agriculteurs. Et n’oubliez pas qu’il existe des circuits courts pour manger proche de chez vous.

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Des gares SNCF nouvelle génération

La gare de Lille-Flandres est en travaux depuis 2012 et ce, jusqu’en 2016 en théorie. En plus du rajout de voie pour augmenter la capacité ferroviaire de la gare, les travaux modifient également l’intérieur de la gare. Selon le document de présentation presse pour le « lancement des travaux de rénovation et de modernisation de la gare » de Lille-Flandres, le projet prévoit de « rénover complètement la gare [de Lille-Flandres] et sa halle historique, et en faire un espace de services et de circulation urbaine » et également « de faire émerger un espace multimodal, des équipements collectifs, un centre d’affaire (sic), des commerces ».

La SNCF souhaite également rendre plus humaine leurs gares. Ainsi la gare de Lille-Flandres est la première a offrir le Wi-Fi gratuitement (avec celle d’Avignon TGV), dès mars 2014 ; l’idée doit être étendue au fur et à mesure à travers la France. Ainsi la gare cherche à « optimiser les espaces disponibles et aménageables ». Elle met ainsi « de nouveaux services en gare » : espace multimodal, pôle sûreté, espace multiservice, salon grands voyageurs, commerces, laboratoire d’analyse et centre d’affaires.

Auparavant les services de la SNCF occupaient les locaux au dessus de la gare ; ces locaux sont maintenant vides et doivent devenir le « centre d’affaires ». Pourquoi ne pas les repenser en espace de travail pour les télétravailleurs à la manière des Néerlandais qui ont lancé l’entreprise Spaces. Les employés en télétravail ne seront ainsi plus cantonnés à rester chez eux dans un coin de leur maison. Il est vrai que certains le font pour être au plus proche de leur famille. Mais certaines petites structures n’ont simplement pas de locaux à offrir à leurs employés, ainsi avec un local proche du centre-ville et desservi par les transports en commun ; le train certes, mais aussi le métro, le tramway et les bus, il sera facile de se retrouver pour une mise au point ou pour se passer du (petit) matériel.

Ceux souhaitant utiliser le Wi-Fi gratuitement pourront le faire soit inconfortablement dans le hall d’entrée avec leur ordinateur portable sur les genoux à côté des 21 millions de voyageurs par an qui transitent par la gare, ou bien se mettre plus au chaud, avec une table et des chaises dans un lieu réservé pour le travail, avec moins de gens qui peuvent passer à côté et bousculer la personne cherchant à travailler.

Si cela marcherait, après, il faudra voir pour étendre cette idée à d’autres gares SNCF qui peuvent également avoir besoin de se genre de services. Surtout que le télétravail est l’avenir.

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