Politique, Société

Vivement les vacances…

Cette année scolaire 2015-2016 les vacances de fin d’année débute le mardi 5 juillet à la fin de la journée. Ce dernier trimestre a commencé a le lundi 18 avril. Ce qui nous amène a douze semaines et demi de travail, contre cinq semaines de cours entre le 4 janvier et le 6 février (il ne faudrait pas froisser les professionnels du ski et des sports d’hiver). Et bien sûr pour que ça soit encore plus épuisant, mais ça personne n’y peut grand chose, le 1er et le 8 mai étaient des dimanches ; seuls le vendredi (et donc le jeudi) de l’ascension étaient fermés.

On pensait qu’avec le beau temps, la sensation de difficulté serait moindre. Mais le souci c’est que le beau temps, on ne l’a jamais eu. Cette fin d’année scolaire s’est terminée avec des températures en dessous des normales de saison et en plus avec des alternances de nuages et de pluie (surtout de pluie). Personnellement, il y a quelques semaines – il me semble que ça devait être pas très loin du solstice d’été – j’en avais marre de la pluie… La semaine auparavant, il avait plu et le lundi matin en se réveillant, il pleut encore.

En outre, pour ma part toujours, je suis tombé malade une nuit de mercredi à jeudi (je ne sais plus laquelle mais en juin). Je suis néanmoins parti travailler le lendemain, car ça allait mieux. Pour certains, c’est parce que j’ai fait une indigestion de bonbons et que je couverai un diabète. Mais j’ai des collègues qui sont tombés malade… avec des symptômes de maladies d’hiver. Leur médecin leurs a dit qu’il n’avait jamais vu autant de patients avec des symptômes de grippe et autres un mois de juin.

Déjà en janvier/février l’inspection académique était en manque de remplaçant à cause d’un pique épidémique ; elle pensait que ça allait se résorber avec le retour des beaux jours au printemps et en été. Hors en juin, il y a des jours où lorsqu’on avait un enseignant absent et l’inspection nous disait avoir un manque de sept enseignants sur toute la circonscription et que les autres n’avaient pas de remplaçants non plus. Alors, c’était à nous de nous débrouiller. Parfois c’était deux classes à répartir dans les autres. Les enseignants tournaient alors avec leur classe complète en plus de ceux des autres, soit 30-35 élèves par classe.

Cette fin d’année a été très très très éprouvante. Je n’ai jamais vu autant d’enseignants absents, malades, épuisés. En tant qu’assistant de direction, j’étais le premier sur le front ; c’était à moi de tenter de coller les morceaux pour avoir un ensemble qui pouvait plus ou moins tenir. De plus, je ferai à nouveau remarquer qu’il ne reste que deux jours. Mardi soir, c’est terminé. Tout cela pour un absentéisme de quelle ampleur ? Vivement une refonte du calendrier.

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Communication, Politique

Y a-t-il un terroriste pour sauver le Président ?

Le 7 janvier 2015, les locaux de Charlie Hebdo sont attaqués par des terroristes. Le lendemain, une policière se fait tuer en pleine rue et le surlendemain, une prise d’otage se déroule dans un supermarché. Le Président de la République française décide de défiler avec de nombreuses personnalités françaises et internationales lors des manifestations afin de dénoncer ces attaques.

A la suite de cela, le Président et son premier ministre ont vu leur côte de popularité monter de quelques points. Je ne comprends pas comment cela soit possible. Le Président normal a réagi normalement pour un événement exceptionnel ; la justice française a laissé ces individus en liberté ; la police française n’a pas su intercepter ces terroristes avant. Ainsi, il n’y a rien eu d’exceptionnel pour ce qui est du Président ou des ministères. Il est inconcevable qu’on puisse glorifier quelqu’un pour quelque chose qui n’aurait pas du arriver.

On remarque ainsi qu’au fil du temps, la cote de popularité du Président a monté de plusieurs points en janvier-février, puis que vers mai-juin, la cote était revenue à son point de départ de moins de 20 % de satisfaction. Tout le monde a ainsi oublié les soucis de chômage croissant, pour se focaliser que sur cet attentat. Que faut-il en retenir ? Qu’en retiendra l’histoire ? Qu’Hollande a laissé rentrer des terroristes en France pour tuer des gens et que pour remonter sa côte de popularité, il a invité tout le gratin international contre le terrorisme ? Quel président n’aurait pas invité toutes les personnalités internationales pour défiler contre le terrorisme ?

Seule la guerre rassemble-t-elle les peuples ?

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Politique

Pour mon département, je vote (normalement)

Aujourd’hui, j’ai reçu un tract du PCF pour les élections départementales de cette fin de mois. À la lecture de leur tract, je comprends qu’un jeune sur deux ne connaisse pas la date des prochaines élections. En effet, ils listent toutes les aides possibles et inimaginables, mais aucun n’est pour les jeunes actifs. Pour ma part, l’État n’est pas un camarade qu’on vient taper sur l’épaule pour lui demander de l’argent. Ils parlent ensuite de ce que le département s’occupe : les routes, les transports scolaires, la culture, le sport, le monde associatif. Donc, revenons avec mon jeune actif, comme moi qui prend le train et qui ne s’intéresse pas au monde associatif ; il lui reste quoi ? Les yeux pour pleurer ? Non, la culture et le sport (en fait, le sport, je pense plutôt que c’est les événements sportifs, je ne pense pas qu’ils aident les clubs de sport). Ainsi pourquoi voter pour quelque chose qui ne me concerne pas du tout ? L’économie, l’emploi, le travail, chez les communistes, ça n’existe pas !

Ensuite le binôme homme/femme est de quel intérêt ? La parité ? Faut-il forcément un homme et une femme pour diriger un canton ? Pourquoi pas un blanc et un de couleur, un valide et un handicapé, ou un chauve et un barbu ? Quel est la nécessité de diminuer le nombre de canton de moitié pour doubler le nombre de conseiller ? Ainsi tout ça pour discuter des aides distribués par le département.

Dans le cadre de mes recherches pour améliorer Wikipédia, je suis parfois amené à lire les délibérations des conseils généraux du Nord et du Pas-de-Calais, d’il y a parfois cent ans. Il n’y a rien à voir avec ce que le PCF nous vend. Soit, le département a bien changé, soit ils veulent nous vendre ce qu’ils ont envie. C’était encore le temps, où la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) n’existait pas encore et que la Compagnie des chemins de fer du Nord (CCFN). En effet, le département était le lien entre la ville (grâce au canton) et l’État. Quand la ville avait besoin de faire une modification (obtenir une gare sur son terrain, modifier une porte de ville, etc), elle faisait appel au département qui avançait ou non sa requête. Ça ne se limitait pas à de l’aide pour certaines catégories de population ; car il y a de moins en moins de demande. Si bien qu’à Lyon, les habitants n’ont même plus de département.

Soit on refait des départements plus actuels, soit on les supprime ; mais comme ils sont actuellement, ils ne servent à rien. Donc pourquoi voter pour une élection sans enjeux (sauf pour les impôts) ?

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