Société

Absentéisme scolaire

Ça alors ! Cela fait un moment que je n’ai pas écrit sur mon blog ! Il est vrai que je l’ai un peu mis de côté (volontairement ou pas), je m’aperçois que pour cette année 2016, je n’ai publié que quatre articles seulement. De surcroit, l’article que je vais vous écrire devait être publié durant les vacances scolaires de cet été, au final, il sera publié ce mercredi 21 septembre 2016. Ceci étant, depuis la fin de l’année (scolaire) dernière et aujourd’hui, de nouvelles informations sont apparues et peuvent améliorer le document. Oui, j’aime parfois être sincère.

J’aimerai revenir sur l’année scolaire dernière. Je pense que ça peut être dit comme cela fait parti du compte-rendu diffusé lors du conseil d’école de fin d’année. Pour notre école, le taux d’absentéisme montait à plus de 5 % pour l’année scolaire (juin et juillet non compris) ; des classes avaient des taux faibles certains mois et d’autres avaient des taux élevés. Et inversement. Ce à quoi Madame l’inspectrice, nous invite pour la rentrée et l’année scolaire suivant à améliorer notre pourcentage pour le diminuer en dessous de 5 %. Pour faire simple, 5 %, c’est un élève absent tous les jours dans une classe de vingt élèves ; l’exemple n’est pas donné au hasard.

L’année scolaire dernière se terminait un mardi soir. Parmi nos 198 élèves recensés et inscrits dans notre école, j’ai compté 103 élèves présents dans l’établissement lundi (matin) et 98 pour mardi (matin). Le comptage s’est fait au matin après l’arrivée des élèves, il se peut que certains ne soient pas revenus dans l’après-midi. Le pourcentage d’élèves absents se monte pour lundi à 47,97 % d’absent et pour mardi à 50,50 % d’absent. Loin des 5 % préconisés par l’inspection académique.

Les vacances se passent et le jeudi 1er septembre la rentrée commence. Certains parents préviennent que leurs enfants feront la leur lundi. D’autres, nous sommes obligés d’aller à la pêche aux informations. Il faut contacter la famille pour savoir où l’enfant est. Ce qui normalement n’est pas le cas. Pire encore ! Nous avons une famille qui ne donne pas signe de vie depuis le 1er septembre. Tous les jours, je relance le directeur à son sujet, car je sais que l’enseignant – soucieuse de ce pourcentage d’absentéisme – le voit augmenter au fil des jours. Effectivement, un élève absent tous les jours dans une classe de 20 élèves fait un pourcentage de 5 %, et là, il s’agit du taux minimum sans compter les élèves absents pour maladie ou autre problème.

L’absentéisme scolaire est donc le souci de tous et pas seulement de l’enseignant.

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Politique, Société

Vivement les vacances…

Cette année scolaire 2015-2016 les vacances de fin d’année débute le mardi 5 juillet à la fin de la journée. Ce dernier trimestre a commencé a le lundi 18 avril. Ce qui nous amène a douze semaines et demi de travail, contre cinq semaines de cours entre le 4 janvier et le 6 février (il ne faudrait pas froisser les professionnels du ski et des sports d’hiver). Et bien sûr pour que ça soit encore plus épuisant, mais ça personne n’y peut grand chose, le 1er et le 8 mai étaient des dimanches ; seuls le vendredi (et donc le jeudi) de l’ascension étaient fermés.

On pensait qu’avec le beau temps, la sensation de difficulté serait moindre. Mais le souci c’est que le beau temps, on ne l’a jamais eu. Cette fin d’année scolaire s’est terminée avec des températures en dessous des normales de saison et en plus avec des alternances de nuages et de pluie (surtout de pluie). Personnellement, il y a quelques semaines – il me semble que ça devait être pas très loin du solstice d’été – j’en avais marre de la pluie… La semaine auparavant, il avait plu et le lundi matin en se réveillant, il pleut encore.

En outre, pour ma part toujours, je suis tombé malade une nuit de mercredi à jeudi (je ne sais plus laquelle mais en juin). Je suis néanmoins parti travailler le lendemain, car ça allait mieux. Pour certains, c’est parce que j’ai fait une indigestion de bonbons et que je couverai un diabète. Mais j’ai des collègues qui sont tombés malade… avec des symptômes de maladies d’hiver. Leur médecin leurs a dit qu’il n’avait jamais vu autant de patients avec des symptômes de grippe et autres un mois de juin.

Déjà en janvier/février l’inspection académique était en manque de remplaçant à cause d’un pique épidémique ; elle pensait que ça allait se résorber avec le retour des beaux jours au printemps et en été. Hors en juin, il y a des jours où lorsqu’on avait un enseignant absent et l’inspection nous disait avoir un manque de sept enseignants sur toute la circonscription et que les autres n’avaient pas de remplaçants non plus. Alors, c’était à nous de nous débrouiller. Parfois c’était deux classes à répartir dans les autres. Les enseignants tournaient alors avec leur classe complète en plus de ceux des autres, soit 30-35 élèves par classe.

Cette fin d’année a été très très très éprouvante. Je n’ai jamais vu autant d’enseignants absents, malades, épuisés. En tant qu’assistant de direction, j’étais le premier sur le front ; c’était à moi de tenter de coller les morceaux pour avoir un ensemble qui pouvait plus ou moins tenir. De plus, je ferai à nouveau remarquer qu’il ne reste que deux jours. Mardi soir, c’est terminé. Tout cela pour un absentéisme de quelle ampleur ? Vivement une refonte du calendrier.

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Économie, Société

Bonne année 2015 !

Non, je ne vous ai pas oublié mes ami(e)s. Je vous souhaite une excellente année 2015.

Pour ma part, j’ai commencé en tant qu’employé de vie scolaire dans une école primaire à Arras depuis le 15 décembre 2014. J’assiste ainsi le directeur dans les tâches communes de la vie de l’établissement. J’ai fait la connaissance d’une équipe pédagogique sympathique.

En ce début d’année, comme tout le monde, j’ai été touché et choqué par l’attentat commis envers Charlie Hebdo et par les froids assassinats envers les policiers et les policières. La France est un des pays de la liberté ; et donc de la liberté d’expression. On peut être ou ne pas être d’accord avec les propos dit dans les colonnes du journal, mais on ne peut pas « répondre » avec les armes. Aujourd’hui, 11 janvier 2015, je viens de lire qu’un journal allemand a été attaqué car il avait également publié les caricatures de Charlie Hebdo.

On ne peut pas accepter ces gens-là sur le territoire européen. Les fous de cette espèce ne doivent pas pouvoir se balader en liberté.

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Économie, Société

Rythmes scolaires : tout le monde doit suivre la cadence

Depuis la rentrée 2014, les écoles primaires (élémentaires et maternelles) doivent appliquer la n-ième réforme des rythmes scolaires. Après avoir été à l’école durant quatre jours en 2012, tous les enfants doivent aller à l’école quatre jours et demi. Les quatre jours sont donc le lundi, le mardi, le jeudi et le vendredi. Puis la demi-journée est soit le mercredi matin, soit le samedi matin, au choix du maire. Benoît Hamon a lancé la réforme, mais à la suite de sa fronde au gouvernement, celui-ci a été éjecté du gouvernement juste avant la rentrée. Il s’agit depuis les années 1960, du premier ministre de l’éducation qui ne fait pas sa rentrée avec ses écoliers. Najat Vallaud-Belkacem reprend son portefeuille ministériel et soutient dans un journal télévisée : « cinq matinées, c’est mieux pour apprendre à lire, écrire et compter. » Elle est tellement sûre d’elle qu’elle organise une fois par mois un « café des parents » au ministère de l’Éducation nationale afin de recueillir les avis de parents qui « venaient d’établissements très différents ». Avec la remise de la carte scolaire, je m’étonne qu’il y ait encore des « établissements très différents ».

Aucune heure n’est modifiée pour l’enfant. Ainsi celui-ci a toujours une semaine de 24 heures de classe (maximum). Cependant, les heures de cours sont principalement le matin car il s’agit d’un « pic de concentration ». Et donc une matinée de plus, c’est une apprentissage de plus durant ce « pic de concentration ». Car durant la semaine de quatre jours, les enfants français étaient ceux ayant le moins de jours de cours dans l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) : 144 jours contre 187 jours en moyenne.

Lorsque j’allais à l’école primaire entre 1992 et 2000, j’avais école les lundis, mardis, jeudis et vendredis hebdomadairement, puis le samedi matin, il me semble, trois fois sur quatre. Cependant, il n’y avait pas d’activité périscolaire obligatoire ou payante. La seule dont je me souviens, c’est la classe verte en seconde année de cours moyen (CM2), il me semble, où certains (bons) élèves étaient encadrés par un(e) instituteur/trice ou un(e) animateur/trice. Le matin, une heure avant l’heure de début des cours, il était possible à certains parents de déposer leurs enfants afin de leur facilité l’accès.

Cependant la réforme est-elle faite pour les enfants ou pour autre chose ? Ainsi, la pédiatre Hélène de Leersnyder explique qu’« il y a encore des ajustements à réaliser mais, globalement, je trouve qu’il s’agit d’une très bonne réforme. Le nouveau calendrier respecte mieux le rythme biologique de l’enfant. » Les enfants ne sont pas plus fatigués et parmi les ajustements, elle trouve que le samedi matin serait une meilleur idée cependant « ça aurait été trop compliqué, on ne peut pas demander aux parents de se lever un jour de plus dans la semaine. Le mercredi, c’est plus simple. » Les rythmes scolaires sont donc pour les parents, quoi que des parents se lèvent et travaillent le samedi. On a beaucoup entendu les pédiatres qui étaient pour, mais aucun instituteur n’a été entendu. Qu’en pensent-t-ils ? Car bien avant les pédiatres, ce sont les premiers concernés.

Tout en sachant que « les enfants adorent être à l’école  (…). Ils adorent retrouver leurs copains, les cours de récré », comme le dirait le pédopsychiatre Marcel Rufo sur le site gouvernemental vantant la réforme ; que l’attention maximale se situe entre 9 h 30 et 12 h, selon Hélène de Leersnyder ; que le décret du 24 janvier 2013 relatif à l’organisation du temps scolaire dans les écoles maternelles et élémentaires prévoit la mise en place d’une semaine scolaire de 24 heures d’enseignement réparties sur 9 demi-journées. Pourquoi la semaine de cours ne s’étale pas du lundi au samedi ? Il y aurait donc quinze heures de cours où l’attention maximale est requise. Neuf heures resteraient donc à utiliser hors de ce moment d’attention maximale.

Économiquement, il faut payer les animateurs complémentaires, même s’ils sont incompétents et recrutés par cooptation. L’État, même s’il cherche à faire des économies, a ouvert un « fonds d’amorçage » de 250 millions d’euros. Les municipalités qui ont mis en place la réforme à la rentrée 2013 perçoivent 50 euros par élève, 90 euros dans les zones en difficulté. Cependant pour certaines écoles ce fonds n’est pas suffisant. Il faudra ainsi que certains parents payent pour des activités médiocres. J’espère exagérer mais je ne peux pas comprendre qu’une commune fasse payer les parents « plus aisés » pour jouer à la marelle surtout que c’est eux également qui payent les impôts locaux, utiles pour faire fonctionner l’école primaire. Tous ou aucun, l’école est là pour faire apprendre l’égalité et doit être égalitaire.

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