Société

La pseudo-république français laïque

Je profite de ce week-end pascal pour rédiger un article. Voilà, demain il s’agit du lundi de Pâques qui est un jour férié en France. Cependant, parmi les valeurs de la République française, il y a celle de la laïcité. Hors, Pâques est une fête religieuse chrétienne. Ainsi, je suis étonné que personne ne remette en cause ce jour férié chrétien et non laïque. Aux dernières vacances de Noël, il y a eu des polémiques au sujet de crèches qui étaient mise dans des mairies. En effet, la crèche est un élément chrétien qui n’a rien à faire dans une mairie ; l’église est son meilleur endroit. On se rappelle que l’article premier de la constitution de 1958 :« La France est une République laïque ». Si on pousse la pensée encore plus loin, on peut également se dire que le dimanche comme jour de repos est également un point de vue non laïque. En effet, ce jour a été choisi comme non travaillé pour que les paysans puissent aller à la messe. Messe qui était et qui est toujours le dimanche. Il ne s’agit pas d’un jour pour la famille ou le repos, mais pour la prière.

Ainsi la République cherche à être laïque mais cela est impossible dans les moments actuels. Lorsque par exemple, on parle du travail dominical ; soudainement c’est un scandale. On nous parle d’acquis alors que travailler du lundi au vendredi ou travailler du jeudi au lundi : c’est la même chose. On travaille cinq jours sur sept. Quand on tente d’enlever un jour férié comme avant la journée de solidarité, il s’agit également d’un scandale. Cependant vu comme ceci ça peut être mal vu mais si on enlève tous les jours fériés non laïque (genre Pâques, Noël, Ascension, Pentecôte), on pourrait avoir plusieurs jours de congés en plus.

Après, certaines fêtes religieuses ont évolué. Reprenons Noël comme exemple. Noël n’est pas la journée de naissance du Christ, mais une récupération d’un mythe du culte mithraïque. Afin de mieux convertir ceux qui vouait un culte pour Mithra, il a été décidé de faire correspondre les dates. Ainsi le 25 décembre était le jour où le Mithra jaillissait d’un rocher et est devenu le jour de la naissance du Christ. De nos jours, la naissance du Christ est de plus en plus mis de côté pour s’offrir des cadeaux, toute religion confondue.

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Politique

Pour mon département, je vote (normalement)

Aujourd’hui, j’ai reçu un tract du PCF pour les élections départementales de cette fin de mois. À la lecture de leur tract, je comprends qu’un jeune sur deux ne connaisse pas la date des prochaines élections. En effet, ils listent toutes les aides possibles et inimaginables, mais aucun n’est pour les jeunes actifs. Pour ma part, l’État n’est pas un camarade qu’on vient taper sur l’épaule pour lui demander de l’argent. Ils parlent ensuite de ce que le département s’occupe : les routes, les transports scolaires, la culture, le sport, le monde associatif. Donc, revenons avec mon jeune actif, comme moi qui prend le train et qui ne s’intéresse pas au monde associatif ; il lui reste quoi ? Les yeux pour pleurer ? Non, la culture et le sport (en fait, le sport, je pense plutôt que c’est les événements sportifs, je ne pense pas qu’ils aident les clubs de sport). Ainsi pourquoi voter pour quelque chose qui ne me concerne pas du tout ? L’économie, l’emploi, le travail, chez les communistes, ça n’existe pas !

Ensuite le binôme homme/femme est de quel intérêt ? La parité ? Faut-il forcément un homme et une femme pour diriger un canton ? Pourquoi pas un blanc et un de couleur, un valide et un handicapé, ou un chauve et un barbu ? Quel est la nécessité de diminuer le nombre de canton de moitié pour doubler le nombre de conseiller ? Ainsi tout ça pour discuter des aides distribués par le département.

Dans le cadre de mes recherches pour améliorer Wikipédia, je suis parfois amené à lire les délibérations des conseils généraux du Nord et du Pas-de-Calais, d’il y a parfois cent ans. Il n’y a rien à voir avec ce que le PCF nous vend. Soit, le département a bien changé, soit ils veulent nous vendre ce qu’ils ont envie. C’était encore le temps, où la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) n’existait pas encore et que la Compagnie des chemins de fer du Nord (CCFN). En effet, le département était le lien entre la ville (grâce au canton) et l’État. Quand la ville avait besoin de faire une modification (obtenir une gare sur son terrain, modifier une porte de ville, etc), elle faisait appel au département qui avançait ou non sa requête. Ça ne se limitait pas à de l’aide pour certaines catégories de population ; car il y a de moins en moins de demande. Si bien qu’à Lyon, les habitants n’ont même plus de département.

Soit on refait des départements plus actuels, soit on les supprime ; mais comme ils sont actuellement, ils ne servent à rien. Donc pourquoi voter pour une élection sans enjeux (sauf pour les impôts) ?

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Économie

Comment la France a tué son industrie textile

Dimanche 21 septembre 2014, l’émission de télévision Capital a mis en lumière les boutiques changeant de primeur toutes les deux ou trois semaines. Forever 21, VeroModa, asos.com, New Look, Primark sont les principales enseignes de cette mode plus qu’éphémère appelée l’ultra fast fashion, soit la « mode ultra rapide ». Afin de fabriquer rapidement leurs vêtements, les enseignes font appel d’entreprises textiles d’Europe de l’Est. En implantant les usines dans cette partie de l’Europe, les vêtements sont déjà en Europe et donc rapidement, grâce aux camions, dans les magasins. Le second choix de cette partie est le prix faible de la main-d’œuvre. Selon Capital, elle est aux alentours de 140 € par mois par ouvrier.

En France, on a également eu des bassins d’emplois qui étaient principalement réservés pour l’industrie textile. À Lyon, étaient les industries de la soie, aux alentours de Roubaix et de Tourcoing, celles de la laine et aux alentours de Lille, étaient celles de lin. La Lainière de Roubaix et le peignage Amédée Prouvost était deux entreprises textiles de Roubaix. Elles ont toutes les deux fermées à la fin du XXe siècle à cause de la concurrence des fabricants de textiles à bas-coût. En effet, dès 2000, la concurrence chinoise envahit le marché français et la loi sur les 35 heures est votée. Les ouvriers chinois étaient moins bien payés que les français et travaillent plus. Ainsi le coût de fabrication du vêtement était moins cher. Et donc son prix de vente plus bas. La Lainière de Roubaix et le peignage Amédée Prouvost sont deux exemples parmi tant d’autres. Mais dans le Nord-Pas-de-Calais, l’industrie textile est en 1954, la première activité régionale, avec plus de 171 000 emplois et en 2010, représente 10 100 emplois. En un peu moins de soixante ans, l’industrie textile a perdu 160 900 emplois, soit une baisse de 94 % de l’activité, et ce, rien que dans le Nord-Pas-de-Calais.

En tentant de faire des produits d’entrée de gamme, il est difficile de concurrencer avec les entreprises étrangères. Ainsi pour les enseignes, il est devenu difficile de produire des vêtements de faible qualité en France. À qualité égale, le vêtement fabriqué en France coûtera forcément plus cher. C’est pour cela que certains se lancent dans le vêtement de qualité ou innovant. Je n’ai pas forcément beaucoup d’exemple, mais souvenons-nous de l’ancien ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg qui arborait fièrement une marinière d’Armox Lux. Ce produit fabriqué en France reste un produit avec un bon rapport qualité/prix, selon certains dires. Il existe également l’entreprise Le Slip français, qui comme son nom l’indique, vend des slips fabriqués en France, à Saint-André-lez-Lille plus exactement, en périphérie de Lille. L’entreprise Lemahieu, une des dernière bonneterie de France, confectionne ainsi les slips. Au final, un slip seul coûte sur le site officiel, entre 26 et 35 €. Alors que le concurrent Dim sur le son site vend trois slips pour 21,90 € et l’achat unitaire entre 12,90 et 17,90 €.

Peut-on vraiment comparer Dim et le Slip français ? Les deux sont des acteurs de l’habillement et plus précisément des sous-vêtements majoritairement. Les deux sont des entreprises françaises ; sauf que l’un ne fabrique pas en France mais en Roumanie (et ce, depuis 2008). Ainsi, un vêtement d’entrée de gamme vise-t-il la même clientèle qu’un vêtement haut de gamme, même si la finalité reste la même ?

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Économie

Le chariot de la Voix du Nord est-il sérieux ?

Le 15 septembre dernière, je tentais de démontrer dans l’article La guerre des prix aura-t-elle lieu ? que la guerre des prix dans les hypermarchés et la conjoncture actuelle avait peut-être entraîné la déflation. Hier, la Voix du Nord met en ligne son chariot-type. « Bonne » nouvelle, le chariot augmente de 4 €, il n’y a pas de déflation. Mais le chariot est-il vraiment représentatif de quelque chose ?

Le journal explique la méthode de cette manière : « Pour réaliser ce chariot-test, nous nous rendons chaque mois dans les mêmes hypers et les supermarchés de la région [Nord-Pas-de-Calais] pour y acheter systématiquement les mêmes produits de marques (dont sont exclues les marques de distributeur), connus de tous, ni les moins chers, ni les plus chers. L’objectif n’est pas de nourrir une famille, ni même une personne avec notre chariot-test mais d’obtenir un baromètre mensuel de l’évolution des prix. » Ainsi, en regardant de plus près les articles achetés, ce sont des articles de tous les jours. L’alimentaire prend une plus grande part du baromètre. Il y a 30 produits, sans compter les cinq produits liquides. Parmi ces produits, je peux citer en exemple un « poulet fermier de Loué jaune », un « pot de Nutella » ou des « bananes en vrac ». Le reste des produits est essentiellement des produits d’hygiène, de lessive, de toilette. Comme par exemple la « boîte Tampax compak super », le « gel douche Petit Marseillais » ou le « tube de dentifrice Signal ». Seule la « boîte de Canigou viance (sic) aux légumes » ne fait pas partie de ces deux grandes catégories, et est pour l’alimentation animale.

Pour octobre, les deux journalistes remarquent que « plusieurs produits n’existent plus dans leur format d’origine ». Ainsi pour calculer par rapport à mars 2008, le journal « recalcule le prix sur la base du conditionnement de produit ». Il s’agit donc d’utiliser la règle de trois. Quitte à faire ça, pourquoi ne pas juste prendre le prix au kilo ou au litre qui est quasiment obligatoire. Néanmoins pour le même produit de la même marque, dans le même magasin, pour le même produit, le prix au kilo peut être différent. Ainsi, un produit plus petit ou plus grand, n’est pas forcément d’un prix identiquement linéaire. Surtout que les coûts ne sont pas forcément linéaires.

Le premier rapport date de mars 2008, soit, il y a sept ans. En septembre 2014, huit produits ont changé de conditionnement. Il serait peut-être bon de reprendre un autre étalon pour recommencer avec des valeurs plus actuelles. Ainsi certains commentent sur Facebook en disant qu’ils n’ont pas « l’impression que cette année c’est moins chère que l’année passé », mais comme le dit le journal, sa méthodologie « n’est pas de nourrir une famille, ni même une personne ». Il n’y a pas de loisirs, ni d’électroménager, ni de matériel électronique. Les achats sont donc qu’un échantillon ; il peut y avoir des erreurs.

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Économie

Le Furet du Nord a flairé le filon

Le Furet du Nord est une librairie créée à Lille en 1936. Ancien magasin de fourrures, Georges Poulard rachète le magasin et le transforme en librairie. Paul Callens, son premier vendeur, passionné de lecture lui rachète en 1950. En 1959, les galeries Barbès quittent la grand-place de Lille. Après l’avoir entendu au café, il rachète la magasin et y place sa librairie. Il met en place les premières dédicaces, un rayon jeunesse et bande dessinée de bonne taille. L’entreprise était également une des premières à mettre le livre en accès libre. Au fur et à mesure l’entreprise prospère et se développe. Ouverture à Maubeuge en 1983, à Tourcoing en 1984, puis d’autres communes de la région Nord-Pas-de-Calais et une à Saint-Quentin ; jusqu’à l’ouverture de la succursale de Dunkerque en 1994.

Pour les ouvertures de succursale, le Furet du Nord a connu un passage à vide entre 1994 et 2009 ; en effet, une seule boutique a ouvert ses portes en 2005 à Roubaix. Celle de 1994 ouverte à Dunkerque a même fermé en l’an 2000. En 2008, celles de Saint-Quentin et de Boulogne-sur-Mer ferment également leurs portes. Là, ce n’est pas à cause de la crise qui touche les libraires mais d’un problème de gestion. En effet, l’entreprise connaît de nombreux changements dont être la société sœur de Virgin Mégastore. En 2008, deux filiales de la caisse régionale du Crédit agricole Nord de France rachètent l’entreprise et change la stratégie commerciale. En 2009-2010, l’entreprise met à jour le site internet et met en place la carte de fidélité. Finis les centres villes, l’entreprise se développe dans les centres commerciaux d’abord ceux du Nord-Pas-de-Calais (Englos, Coquelles) puis s’exporte ensuite en région parisienne : Arcueil (2008), Le Kremlin-Bicêtre (2009), Lieusaint et Tremblay-en-France en 2013 ; et ce à chaque fois dans un centre commercial ouvert dans les années 2010. Le Furet du Nord revient également à Dunkerque, avec la fermeture de Virgin Mégastore, où elle prend son fonds de commerce, non plus en centre-ville mais dans le centre commercial. En parallèle, la même année l’enseigne ferme sa boutique en centre-ville de Maubeuge. En effet, il s’agissait de la plus petite boutique du groupe et celle-ci n’était plus rentable.

Selon ce document de présentation de l’ouverture d’une enseigne à Okabé en région parisienne, le Furet du Nord se présente comme une enseigne cross-canal. Ainsi, elle sépare quatre type de boutiques : le vaisseau-amiral de Lille ; les boutiques leaders situées dans les centre commerciaux, avec plus de 1 000 m² de linéaire, les boutiques de centre-ville de moins de 1 000 m² et les petites librairies de moins de 500 m². Avec la fermeture de la boutique de Maubeuge, celle de Douai devient la plus petite et la seule du canal librairie/papeterie. Vu que tout comme Maubeuge, le centre-ville de Douai est peu attractif. Les habitants préfèrent aller aux centres commerciaux comprenant un Auchan de Noyelles-Godault, de Sin-le-Noble et à celui comprenant un Carrefour à Flers-en-Escrebieux. De plus, le centre commercial de Noyelles-Godault est en passe de s’agrandir à la suite d’un avis favorable de la Commission nationale d’aménagement commercial et l’Auchan est selon le magazine Linéaires en 2012 le septième hypermarché de France en chiffre d’affaires. À proximité, seul un Cultura se situe dans la zone commercial. Aucune librairie n’est dans le centre commercial ; seul Auchan vend des livres. Le Furet du Nord de Douai a donc intérêt à compter ses jours.

Selon le premier tome de la Saga de marques de mai 2012, le Furet du Nord obtient une notoriété de 92 %  chez les habitants de la région Nord-Pas-de-Calais et une « bonne opinion » de 96 %. Selon un article en ligne du magazine LSA Conso, le Furet du Nord a 98 %  de taux de notoriété spontanée. Si bien que les Lillois lorsqu’ils se donnent rendez-vous se disent souvent « rendez-vous devant le Furet » ; la Déesse, juste à côté, peut aller se rhabiller. Le Furet du Nord est donc devenue une chaîne de librairie, dite régionale, qui tente de se donner un nouveau souffle, en s’emparant de nouvelles zones de chalandises.

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Politique, Société

Kamoulox territoriale : quand une réforme devient un jeu

1790, la France est découpée en 83 départements ; finies les provinces historiques. Fini les noms faisant part de l’histoire de la France, on nomme les départements par rapport aux fleuves, aux montagnes et aux paysages. L’Oise est traversée par l’Oise, les Bouches-du-Rhône sont les embouchures du Rhône, le Finistère est la fin de la terre. Au fil des années, durant la révolution française et les conquêtes napoléoniennes, la France gagne des territoires. Dans l’actuelle Belgique, par exemple, la province de Flandre-Occidentale devient le département de la Lys, dans l’actuelle Espagne, la Catalogne est divisée en quatre départements : Sèvre, Ter, Bouches-de-l’Èbre et Monserrat, dans l’actuelle Italie, il y avait les départements du Tibre, d’Arno et de la Méditerranée entre autre, enfin dans les actuels Pays-Bas, il y avait entre autre les Bouches-du-Rhin, la Meuse Inférieure, puis dans l’actuelle Allemagne, il y avait les Bouches-de-l’Elbe. Ainsi, on remarque que les noms identitaires ont ainsi disparus pour donner des noms sur la géographie locale, afin sûrement de fédérer vers la France et non sur les anciennes provinces.

1982, Gaston Defferre créé les régions. Après de nombreuses possibilités, c’est le découpage à vingt-deux régions qui est choisi. En 1948, les Inspecteurs généraux de l’administration en mission extraordinaire avaient proposé un découpage en treize régions, appelées à l’époque les igamies. À y regarder de plus près, ce découpage ressemble, mais pas totalement, au découpage proposé par le gouvernement Ayrault, vu que ce dernier ne souhaite pas découper les régions actuelles. En effet, le président de la République de l’époque Nicolas Sarkozy a demandé « d’étudier les mesures propres à simplifier les structures des collectivités locales, à clarifier la répartition de leurs compétences et à permettre une meilleure allocation de leurs moyens financiers, et de formuler toute autre recommandation qu’il jugera utile ». Pour cela, il a fait appel à l’ancien premier ministre Édouard Balladur qui préconise de diminuer le nombre de région pour qu’ils aient une « taille européenne ». Les onze grandes villes (de province), Lyon, Lille, Marseille, Bordeaux, Toulouse, Nantes, Nice, Strasbourg, Rouen, Toulon et Rennes sont retenues comme « métropoles ». De nombreuses voix s’élèvent, de la part des opposants, ceci se plaignent que du fait que les départements et les régions sont majoritairement à gauche, Sarkozy souhaite diminuer leur nombre.

2012, François Hollande devient président de la République française. Avec un détricotage de la présidence de Sarkozy, dont la fin également du conseiller territorial, remplaçant le conseiller général et régional. En 2014, coup de revers, François Hollande souhaite en diminuer le nombre. « Le temps est venu de donner une forme nouvelle à cette ambition. Parce que notre organisation territoriale a vieilli et que les strates se sont accumulées. […] Pour les renforcer, je propose donc de ramener leur nombre de 22 à 14. Elles seront ainsi de taille européenne et capables de bâtir des stratégies territoriales. […] L’objectif doit être une révision constitutionnelle prévoyant la suppression du conseil général en 2020. » Cela ne te rappelle rien ? Pour justifier leur mécontentement, certaines voix toujours du même bord politique se sont élevés. Martine Aubry a ainsi dit : « On n’est pas en train de faire du Monopoly ou jouer à Sim’s City. On touche aux origines de chacun ».

Personnellement, on peut se demander de quelles origines elle parle. À Lille, elle est Lilloise, Flamande, Nordiste, Nord-Pas-de-Calaisienne, Française, Néerlandaise, Espagnole ou Bourguignonne ? Et je ne remonte pas jusque la Gaule belgique. Personnellement les origines d’un Lillois, ce n’est pas le Nord-Pas-de-Calais (souviens-toi qu’il a 31 ans). Si la France avait conservé les départements de l’Escault ou de la Lys, ceux-ci auraient pu être rassemblés sous un nom de région comme Flandre. Et le Pas-de-Calais avec la Somme et l’Aisne. Parce que rappelons pour certains qui l’auraient oublié, comme je peux le lire en commentaire, sur Facebook. Pour eux, « il ne faut pas mélanger les Picards et les Nordistes », ils font à l’absurde en écrivant « Et pourquoi pas fusionner avec le PACA ». Souviens-toi Boulogne-sur-Mer est à l’origine picarde. Ainsi pour ma part, il ne faudrait pas découper par région ou par département, mais bien par arrondissement, voire encore plus fin. Car pour l’Oise, elle n’est pas proche de Lille, mais de Paris, pareil pour Château-Thierry qui sont de l’historique Île-de-France. Ainsi pour ma part, quelque chose qui me semblerait logique, ce serait de regrouper sous la « métropole » lilloise, l’ancien bassin minier du Nord-Pas-de-Calais et Lille Métropole Communauté urbaine. Exit les départements, exit la pseudo limite départementale sans aucun intérêt. Cette métropole urbanisée de plus de deux millions d’habitants n’aurait plus besoin du département qui est souvent dite comme pour les communes rurales et pourra se développer sur le secteur tertiaire. Les autres communautés urbaines des anciens départements pourraient se nouer ensemble. Par exemple, un département Côte d’Opale sur la façade maritime et un autre Artois-Hainaut sur grosso modo d’Arras à Maubeuge. Le premier serait plutôt sur l’économie maritime, le second sur l’agriculture. Voire même que ces départements s’étale sur l’actuelle Picardie. Et je pense que cela peut se décliner pour d’autres grandes communes. Être en paix ne signifie pas immobilisme et l’histoire est vivante. On est au XXIe siècle, avant les départements, il y avait autre chose ; mais on apprend pas à l’école l’histoire des administrations territoriales.

Pour la fusion des régions Nord-Pas-de-Calais et Picardie, plusieurs maires UMP et UDI du Nord-Pas-de-Calais souhaitent nommer la nouvelle entité : « Hauts de France ».  Même si le nom leur est louable, la nouvelle région sera bien en haut de la France. Il y a un côté valorisant en disant que la région est en haut, ce qui pourrait sous-entendre en hauteur, donc les premiers. Ils assurent que « la région des « Hauts de France » sera ainsi un véritable trait d’union entre l’Europe du Nord et le Grand Paris. Irriguée économiquement par le plus grand canal fluvial d’Europe, elle tiendra le premier rôle national, voire européen, dans les domaines de la mobilité, de l’innovation technologique, de l’agro-alimentaire, ou encore de la mutation durable ». Il est néanmoins dommage de se passer des noms historiques, qui peuvent être rassembleur. Ce que prouve un sondage du DailyNord, où le nom « Flandre(s)-Artois-Picardie » est en tête avec 350 votes, soit 24 % contre 5 % pour « Hauts de France ». Personnellement, j’ai voté « Belgique méridionale / Basse Belgique », pour l’histoire commune qu’on a avec la Belgique et les Pays-Bas, même si j’aurai préféré Belgique française. Ceci étant gare à la confusion.

Et dire que ceci n’est que pour un seul rapprochement…

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Économie, Société

Rythmes scolaires : tout le monde doit suivre la cadence

Depuis la rentrée 2014, les écoles primaires (élémentaires et maternelles) doivent appliquer la n-ième réforme des rythmes scolaires. Après avoir été à l’école durant quatre jours en 2012, tous les enfants doivent aller à l’école quatre jours et demi. Les quatre jours sont donc le lundi, le mardi, le jeudi et le vendredi. Puis la demi-journée est soit le mercredi matin, soit le samedi matin, au choix du maire. Benoît Hamon a lancé la réforme, mais à la suite de sa fronde au gouvernement, celui-ci a été éjecté du gouvernement juste avant la rentrée. Il s’agit depuis les années 1960, du premier ministre de l’éducation qui ne fait pas sa rentrée avec ses écoliers. Najat Vallaud-Belkacem reprend son portefeuille ministériel et soutient dans un journal télévisée : « cinq matinées, c’est mieux pour apprendre à lire, écrire et compter. » Elle est tellement sûre d’elle qu’elle organise une fois par mois un « café des parents » au ministère de l’Éducation nationale afin de recueillir les avis de parents qui « venaient d’établissements très différents ». Avec la remise de la carte scolaire, je m’étonne qu’il y ait encore des « établissements très différents ».

Aucune heure n’est modifiée pour l’enfant. Ainsi celui-ci a toujours une semaine de 24 heures de classe (maximum). Cependant, les heures de cours sont principalement le matin car il s’agit d’un « pic de concentration ». Et donc une matinée de plus, c’est une apprentissage de plus durant ce « pic de concentration ». Car durant la semaine de quatre jours, les enfants français étaient ceux ayant le moins de jours de cours dans l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) : 144 jours contre 187 jours en moyenne.

Lorsque j’allais à l’école primaire entre 1992 et 2000, j’avais école les lundis, mardis, jeudis et vendredis hebdomadairement, puis le samedi matin, il me semble, trois fois sur quatre. Cependant, il n’y avait pas d’activité périscolaire obligatoire ou payante. La seule dont je me souviens, c’est la classe verte en seconde année de cours moyen (CM2), il me semble, où certains (bons) élèves étaient encadrés par un(e) instituteur/trice ou un(e) animateur/trice. Le matin, une heure avant l’heure de début des cours, il était possible à certains parents de déposer leurs enfants afin de leur facilité l’accès.

Cependant la réforme est-elle faite pour les enfants ou pour autre chose ? Ainsi, la pédiatre Hélène de Leersnyder explique qu’« il y a encore des ajustements à réaliser mais, globalement, je trouve qu’il s’agit d’une très bonne réforme. Le nouveau calendrier respecte mieux le rythme biologique de l’enfant. » Les enfants ne sont pas plus fatigués et parmi les ajustements, elle trouve que le samedi matin serait une meilleur idée cependant « ça aurait été trop compliqué, on ne peut pas demander aux parents de se lever un jour de plus dans la semaine. Le mercredi, c’est plus simple. » Les rythmes scolaires sont donc pour les parents, quoi que des parents se lèvent et travaillent le samedi. On a beaucoup entendu les pédiatres qui étaient pour, mais aucun instituteur n’a été entendu. Qu’en pensent-t-ils ? Car bien avant les pédiatres, ce sont les premiers concernés.

Tout en sachant que « les enfants adorent être à l’école  (…). Ils adorent retrouver leurs copains, les cours de récré », comme le dirait le pédopsychiatre Marcel Rufo sur le site gouvernemental vantant la réforme ; que l’attention maximale se situe entre 9 h 30 et 12 h, selon Hélène de Leersnyder ; que le décret du 24 janvier 2013 relatif à l’organisation du temps scolaire dans les écoles maternelles et élémentaires prévoit la mise en place d’une semaine scolaire de 24 heures d’enseignement réparties sur 9 demi-journées. Pourquoi la semaine de cours ne s’étale pas du lundi au samedi ? Il y aurait donc quinze heures de cours où l’attention maximale est requise. Neuf heures resteraient donc à utiliser hors de ce moment d’attention maximale.

Économiquement, il faut payer les animateurs complémentaires, même s’ils sont incompétents et recrutés par cooptation. L’État, même s’il cherche à faire des économies, a ouvert un « fonds d’amorçage » de 250 millions d’euros. Les municipalités qui ont mis en place la réforme à la rentrée 2013 perçoivent 50 euros par élève, 90 euros dans les zones en difficulté. Cependant pour certaines écoles ce fonds n’est pas suffisant. Il faudra ainsi que certains parents payent pour des activités médiocres. J’espère exagérer mais je ne peux pas comprendre qu’une commune fasse payer les parents « plus aisés » pour jouer à la marelle surtout que c’est eux également qui payent les impôts locaux, utiles pour faire fonctionner l’école primaire. Tous ou aucun, l’école est là pour faire apprendre l’égalité et doit être égalitaire.

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