Société

La « nouvelle » braderie de Lille

Rappelez-vous. Avec les attentats qui ont eu lieu en France et plus particulièrement à Nice le 14 juillet 2016, la mairie de Lille avait décidé de supprimer la braderie pour cette année-là. Stupeur et tremblement ! Tout le monde s’indignait de voir que la braderie pouvait être annulée à cause des terroristes. Un an plus tard, la mairie de Lille y met les moyens. Bloc de béton, nouveau périmètre de la braderie, de nombreux renforcements de police et exclusivement, voire majoritairement des vendeurs lillois. Martine Aubry, la maire de la ville, a souhaité remettre la famille au centre de la braderie en lui rendant un caractère « plus authentique ». À ce changement, nouvelles indignations : j’ai lu sur les réseaux et médias sociaux de nombreux commentaires sur cette nouvelles versions de la braderie. Je vais vous en citer quelques uns pêle-mêle (j’ai aussi corrigé les fautes) : « Rien à voir avec les précédentes, ce n’est même plus une braderie. Bien déçu de ce changement, c’était bien mieux avant, [où] il y avait de tout pour tout le monde. »,  « Braderie de Lille triste, pas beaucoup de commerçants, pas d’animation. Où est notre braderie qu’il y avait avant ? »

Grosso modo, les commentaires disent que c’était mieux avant. Avant ? Avant quoi, cependant ? Je pense que c’est comme ça qu’ils veulent dire, mais avant l’édition de 2016 annulée. Mais c’est quoi pour eux, l’esprit de la braderie ? Lille le disait dans son affiche pour le renouveau : « incontournable depuis 1127 ». 1127, je le disais déjà il y a trois ans, c’est la date de la première trace écrite de l’événement. Pas de la première braderie. Ainsi, je le rappelle, nous sommes en 2017, soit 890 ans plus tard. Et en bientôt neuf siècles ; la braderie a vécu de nombreux changements.

Alors bien sûr, je laisse aux historiens l’évolution de la braderie de Lille. Savoir comment et pourquoi la braderie est passée de neuf jours à un, pour maintenant être le premier week-end de septembre. Je ne saurais pas dire. Mais dans les années 1850, le chansonnier lillois Alexandre Desrousseaux, notamment connu pour la chanson du P’tit Quinquin sort un recueil de chansons intitulé Chansons et pasquilles lilloises. Dedans se trouve la chanson appelée sobrement « La Braderie ». Au détour d’un vers, l’auteur a mis un petit (I) pour un note se rapportant à Watteau. La note explique qui est Watteau et est ainsi : « Nous devons à Louis Watteau […] deux tableaux : La Procession de Lille et La Braderie. Pour les Lillois ces toiles ont un mérite incontestable : celui de perpétuer le souvenir de deux fêtes locales dont l’une est éteinte et dont l’autre n’existe plus qu’en parodie. »

Parodie ? Rien que ça ? Et non, d’autres auteurs se plaigne de voir l’esprit de la braderie se dégrader. En 1861, un autre auteur écrivait dans un livre : « Le vrai Lillois aime la Braderie, et gémit de voir cette coutume, cette fête s’amoindrir chaque année ». Un autre auteur fait la même remarque mais argumente en disant que « L’esprit de spéculation a transformé cette fête originale. Autrefois on n’y vendait que des objets vieillis, usés, c’est-à-dire bradés, d’où la fête a tiré son nom. De nos jours les vieilleries sont évincées par de la marchandise neuve. »

La version proposée par la mairie de Lille était celle se voulant se rapprocher de la braderie de Lille d’avant la première mondialisation. Il ne s’agit pas non plus de laisser les domestiques vendre les anciens vêtements des maîtres, sinon il n’y aurait plus personne. Mais redonner le cachet perdu de la braderie d’antan.

 

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Communication

Chez Pokémon Compagny, le meilleur VRP, c’est Pikachu !

Chez les Pokémon le plus connu, c’est bien sûr Pikachu. Il s’agit d’une espèce de la première génération, c’est-à-dire qu’il est apparu dans la première valve de jeux vidéo Pokémon (Vert, Rouge et Bleu ; Vert n’est sorti qu’au Japon).

Pikachu est à l’origine un Pokémon créé comme n’importe lequel, il n’était pas destiné à être la mascotte de la franchise. Si bien qu’à l’origine, ce devait être le Pokémon tout rose Mélofée. Mais devant le fait que Pikachu était plus populaire chez les enfants de même sexe ; de plus, avec son pelage jaune, il était plus vite reconnaissable. À l’époque seul, Winnie l’ourson avait la même couleur. La série animée où il partage la vedette avec Sacha permet d’augmenter sa notoriété. Mélofée est ainsi mis au placard pour être remplacé par Pikachu.

Avec sa popularité et sa reconnaissance facile, Pikachu est vite mis en avant. Dès les premières publicités, il est toujours apparu. C’est lui qui sort du Game Boy, c’est lui qui est visible quand il rentre dans le bus. Plus récemment pour la sortie des rééditions Pokémon Rubis Oméga et Saphir Alpha, Pikachu est présenté, dans la publicité, après les trois Pokémon de départ.

En plus des publicités, le Pokémon jaune fait aussi d’autres apparitions, il est désigné comme l’équivalent japonais de Mickey Mouse. Il apparaît également sur le logo du logiciel Pokémon TV. Ce n’est pas le logo Pokémon qui apparaît sur le logiciel, mais bien la tête de Pikachu. Le Pokémon devient-il plus populaire que le logo ? Si bien que rien qu’en montrant sa photo, des enfants comme des adolescents ou des adultes le reconnaissent et le nomment.

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Communication

3 Suisses : toujours le chouchou ?

En 2014, c’est la révolution aux 3 Suisses. Le catalogue papier n’est plus édité. Celui-ci, comme on peut lire sur certains blogs, comme celui de mode de Mayanna. Dans l’article sponsorisé, elle se souvient des « heures passées avec [s]a maman à feuilleter cet immense catalogue en rêvant à tous ces vêtements qu[‘elle] pourrai[t] mettre plus tard ».

Entreprise née à Roubaix en 1932, 3 Suisses est une des pionnières de la vente à distance. L’entreprise aurait pu être, comme La Redoute, l’une des premières à passer à la vente à distance par Internet, également appelé e-commerce. Tandis qu’elles étaient peu à se battre sur la vente à distance, les entreprises ont vu tout être remis en cause par l’arrivée et la démocratisation d’Internet. En effet de nouvelles boutiques en lignes sont apparues sans boutiques en dur : vente-privee.com, zalando.com, showroomprive.com et j’en passe. Mais les boutiques ayant pignon sur rue ont également emboité le pas. Et là, la liste est longue : de la marque d’entrée de gamme à celle haut de gamme. Tout le monde s’est vu offrir cet espace de vente à distance. Là, où elles étaient peu nombreuses, les entreprises de vente à distance ont vu leur nombre exploser. Néanmoins, selon la Fédération du e-commerce et de la vente à distance (FEVAD), pour 2013, les 3 Suisses sont le quatorzième site avec 4 134 000 visites uniques par mois, derrière (également dans l’habillement) La Redoute sixième et vente-privee.com, onzième.

Avec la fin du catalogue, il n’est plus possible de rappeler tous les six mois aux clients qu’ils peuvent acheter la nouvelle collection. De plus certaines enseignes font de la  « mode ultra rapide ». Finie la mode de maman ou de grand-maman, où l’unique collection s’étendait sur une bi-saisonnalité (printemps-été et automne-hiver). Afin d’assurer le changement de support, la marque a également revu son logo. Même si le rouge reste la couleur majoritaire, il évolue avec une fusion du 3 et du S (du moins pour Facebook). Pour leur site Internet, le nom reste dans sa forme longue, toujours en rouge, toujours avec la barre oblique entre le 3 et le S.

3 Suisses doit donc communiquer par d’autres moyens. Il y a en ce moment, sur les chaînes de télévisions, deux publicités. Cela faisait cinq ans qu’elle l’avait quitté. L’une avec une jeune femme faisant du sport avec sa machine à laver. L’autre, une femme faisant ses courses, craque son cabas et utilise en remplacement un de ses bas. Pour les deux publicités, ensuite, la publicité met une femme s’habillant et changeant de vêtement rapidement à la manière d’un prestidigitateur. La musique est la chanson de Jacqueline Taieb, 7 heure du matin et comme accroche, « les femmes sont créatives ». De nouvelles publicités du même style sont apparues la semaine dernière.

En plus de nouvelles publicités, Les 3 Suisses font un partenariat avec Rising Star, l’émission de M6.  L’entreprise roubaisienne va également mettre en place une web série tout au long de l’émission pour « décrypter et recréer » le style des candidats de Rising Star. Le 4 octobre, Sidney Rhule, le styliste des 3 Suisses, offre un premier conseil sur la page Facebook de la marque. En parallèle, elle devrait proposer également un concours de style à destination des internautes. Dans un autre registre, les 3 Suisses sortent également le « Magalogue ». Ce qui leur permet de garder le côté catalogue, mais à un rythme plus fréquent. Celui-ci est décliné sur papier et sur le web. Comme toute entreprise « connectée », 3 Suisses a sa page Facebook. Au 26 septembre 2014, elle avait 677 773 fans qui la suivaient ; 678 386, le 4 octobre ; 678 485, le 11 octobre, enfin 678 552, le 15 octobre. Malgré le retour à la télévision, la hausse de personnes connectées à la page Facebook de l’entreprise reste quasiment au même niveau.

Avec l’arrêt du catalogue (trop vieillot ?), l’entreprise espère retrouver la rentabilité en 2016. L’entreprise cherche à attirer une clientèle cible plus jeune et plus féminine. C’est toute la difficulté des anciennes entreprises privées, il faut savoir évoluer avec sa clientèle, sans pour autant frustrer les anciens clients. De nombreux clients reprochent aux 3 Suisses d’avoir abandonné leur catalogue et de ce fait qu’ils n’achèteront plus chez eux. Mais, la vente par Internet et la vente par catalogue sont tous les deux de la vente par distance. Sauf que le deuxième est en déclin.

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Économie

Comment la France a tué son industrie textile

Dimanche 21 septembre 2014, l’émission de télévision Capital a mis en lumière les boutiques changeant de primeur toutes les deux ou trois semaines. Forever 21, VeroModa, asos.com, New Look, Primark sont les principales enseignes de cette mode plus qu’éphémère appelée l’ultra fast fashion, soit la « mode ultra rapide ». Afin de fabriquer rapidement leurs vêtements, les enseignes font appel d’entreprises textiles d’Europe de l’Est. En implantant les usines dans cette partie de l’Europe, les vêtements sont déjà en Europe et donc rapidement, grâce aux camions, dans les magasins. Le second choix de cette partie est le prix faible de la main-d’œuvre. Selon Capital, elle est aux alentours de 140 € par mois par ouvrier.

En France, on a également eu des bassins d’emplois qui étaient principalement réservés pour l’industrie textile. À Lyon, étaient les industries de la soie, aux alentours de Roubaix et de Tourcoing, celles de la laine et aux alentours de Lille, étaient celles de lin. La Lainière de Roubaix et le peignage Amédée Prouvost était deux entreprises textiles de Roubaix. Elles ont toutes les deux fermées à la fin du XXe siècle à cause de la concurrence des fabricants de textiles à bas-coût. En effet, dès 2000, la concurrence chinoise envahit le marché français et la loi sur les 35 heures est votée. Les ouvriers chinois étaient moins bien payés que les français et travaillent plus. Ainsi le coût de fabrication du vêtement était moins cher. Et donc son prix de vente plus bas. La Lainière de Roubaix et le peignage Amédée Prouvost sont deux exemples parmi tant d’autres. Mais dans le Nord-Pas-de-Calais, l’industrie textile est en 1954, la première activité régionale, avec plus de 171 000 emplois et en 2010, représente 10 100 emplois. En un peu moins de soixante ans, l’industrie textile a perdu 160 900 emplois, soit une baisse de 94 % de l’activité, et ce, rien que dans le Nord-Pas-de-Calais.

En tentant de faire des produits d’entrée de gamme, il est difficile de concurrencer avec les entreprises étrangères. Ainsi pour les enseignes, il est devenu difficile de produire des vêtements de faible qualité en France. À qualité égale, le vêtement fabriqué en France coûtera forcément plus cher. C’est pour cela que certains se lancent dans le vêtement de qualité ou innovant. Je n’ai pas forcément beaucoup d’exemple, mais souvenons-nous de l’ancien ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg qui arborait fièrement une marinière d’Armox Lux. Ce produit fabriqué en France reste un produit avec un bon rapport qualité/prix, selon certains dires. Il existe également l’entreprise Le Slip français, qui comme son nom l’indique, vend des slips fabriqués en France, à Saint-André-lez-Lille plus exactement, en périphérie de Lille. L’entreprise Lemahieu, une des dernière bonneterie de France, confectionne ainsi les slips. Au final, un slip seul coûte sur le site officiel, entre 26 et 35 €. Alors que le concurrent Dim sur le son site vend trois slips pour 21,90 € et l’achat unitaire entre 12,90 et 17,90 €.

Peut-on vraiment comparer Dim et le Slip français ? Les deux sont des acteurs de l’habillement et plus précisément des sous-vêtements majoritairement. Les deux sont des entreprises françaises ; sauf que l’un ne fabrique pas en France mais en Roumanie (et ce, depuis 2008). Ainsi, un vêtement d’entrée de gamme vise-t-il la même clientèle qu’un vêtement haut de gamme, même si la finalité reste la même ?

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Économie, Communication

Vendre des jeux vidéo Pokémon : un jeu pas si enfantin

Satoshi Tajiri veut faire un jeu vidéo sur la collection et l’échange de monstres, un jeu sur sa passion pour la capture et le combat d’insecte. Il créé avec Ken Sugimori les Capsule Monster. L’idée de faire deux versions séparées du jeu vient de Shigeru Miyamoto, le créateur de The Legend of Zelda et de Super Mario. En y mettant un certain nombre exclusif dans une version et d’autres exclusifs dans une autre, il fallait obligatoirement avoir les deux versions (ou un ami avec une version différente de la sienne) pour « tous les attraper », comme le dit la publicité.

En parallèle, Nintendo sort le dessin animé télévisé mettant en scène Sacha, un jeune garçon de dix ans. Il parcourt le monde Pokémon afin de devenir un jour Maître Pokémon. À l’origine, la série animée ne devait pas exister, car selon Tsunekaz Ishihara, les séries dérivées de jeux vidéos ne duraient qu’une année environ. Cependant du fait de la popularité des jeux vidéo, la série voit le jour, d’abord au Japon, puis en Amérique du Nord et enfin en Europe. Même si la série a été créé grâce aux succès des jeux, celle-ci a permis de faire connaître Pokémon à travers le monde. À titre personnel, je ne sais pas si c’est la publicité dans les magazines pour jeunes ou la série animée qui en est la cause, mais, je sais que je me suis retrouvé avec une version de Pokémon dans ma Game Boy. Et je n’étais pas le seul ; c’est que la stratégie de communication était bonne.

Lorsqu’on vend un jeu et qu’on termine deuxième meilleur vente de tous les temps, il est souvent difficile de faire mieux par la suite. La vente de jeux a par la suite diminué. Pokémon Compagny a également lancé la réédition des premiers jeux vidéo. Ceux-ci permettent de fédérer les anciens joueurs vers les nouvelles consoles et de faire connaître aux nouveaux joueurs les anciennes versions. Mais, les jeux ont rarement le même succès que les premières versions. Pokémon Noir et Blanc ont néanmoins réussi l’exploit d’être le meilleur démarrage au Japon. Peut-être grâce aux publicités plus matures qu’il y a eu là-bas (ceci n’est qu’une supposition, je ne connais pas les publicité japonaises pour ces jeux, mais si la licence se veut plus mature aux États-Unis et en Europe, elle peut également l’être au Japon).

A partir de Pokémon X et Y, Pokémon Compagny adopte une stratégie de communication pour ne pas qu’on les oublie. Après avoir présenté qu’un nouveau duo de jeux est en cours de préparation, toutes les deux semaines environ, un nouveau Pokémon, une information apparaît. À chaque fois d’une manière différente ou dans un lieu différent. Par exemple Monorpale est dévoilé le 4 juillet 2013 durant la Japan Expo de Paris pour faire la promotion de Pokémon X et Y. Elle fait écho dans la communauté de fans. L’information est ensuite accessible et détaillée sur le site officiel Pokémon. Ainsi sans trop en détailler sur le jeu, de nombreuses informations sont disponibles. Le même procédé est utilisé pour Pokémon Rubis Oméga et Saphir Alpha. Ainsi les jeunes adultes passionnés sont mis au courant des nouveautés. En parallèle, la série télévisée animée en est à sa dix-septième saison et est toujours en production. Vu qu’elle est plutôt destinée à un public jeune et qu’elle est diffusée chaque semaine au Japon nationalement, elle peut rassembler et informer le plus jeune public des nouveautés qu’il va y avoir sur les prochains jeux Pokémon. Par exemple durant la saison de transition entre Pokémon Noir 2 et Blanc 2 et Pokémon X et Y, une dresseuse avec des Pokémon de la nouvelle génération de Pokémon apparaît dans la série et présente ses Pokémon que Sacha (et le spectateur) ne connaît/connaissent pas.

Pour la communication d’après jeu, vu que Pokémon Compagny se refuse de vendre des contenus téléchargeables payant (DLC), elle pourrait inventer une nouvelle manière de jouer. Certains ont remarqué que des endroits de Pokémon avaient l’air d’être des endroits possibles d’être visité. Et vu qu’il y a eu la possibilité de télécharger (gratuitement) un patch pour corriger le bogue et qu’il existe depuis Pokémon X et Y la Banque Pokémon, il sera peut-être possible d’envoyer un Pokémon (par exemple un avec une nouvelle méga-évolution) de Pokémon Rubis Oméga et Saphir Alpha afin de débloquer un endroit spécifique. Pour rendre compatible le nouveau Pokémon ou sa nouvelle méga-évolution, le jeu se connecte à Internet et récupère les informations qu’il a besoin sur le site Internet. Imaginez, 45 € de jeu par deux pour avoir les deux version plus 45 € de jeu également par deux pour les nouveaux Pokémon et enfin 5 € (en réalité 4,99) par an, cela donne 190 € en deux ans. Et ceci sans compter la console de jeux.

Néanmoins les consoles de jeux vidéo se vendent de moins en moins bien au profit des mobiles et des tablettes. Le 17 août 2014, Pokémon Compagny confirme la sortie prochaine d’un jeu Pokémon sur iPad. Néanmoins la firme japonaise affirme que « la stratégie du groupe de ne pas de jeux pour smartphone reste inchangée ». Il est vrai que de plus en plus les tablettes sont de plus en plus utilisées et de plus en plus présentes dans les foyers américains, européens et japonais. Elles sont également plus puissantes que les mobiles, donc plus pratiques pour des jeux plus lourds. De leur côté Nintendo avait connu une forte perte depuis la sortie de la Wii U, ainsi vendre des licences pour des versions tablettes avec en plus une forte communauté de fan, devrait leur permettre d’engendrer un chiffre d’affaires meilleur qu’auparavant.

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Économie, Communication, Société

Hay Day : aidez-le à se faire un maximum de blé

Récemment à la télévision, j’ai vu les publicités pour le jeu de gestion de ferme sur tablette et mobile Hay Day. Tout comme le concurrent FarmVille, le principe du jeu est très simple, il suffit de gérer sa propre ferme. Le jeu est développé par Supercell, le même qui a mis en ligne le jeu Clash of Clans. L’argent virtuel du jeu se divise en deux catégories. Il y a les pièces en or, ce sont les pièces de tous les jours pour acheter du matériel, des animaux et tout le tralala. Puis les diamants qui sont un extra, afin d’avancer plus rapidement dans le jeu.

Comme tout jeu sur tablette ou Facebook, le jeu se joue par étape. Tout n’est pas disponible dès le départ, les items manquants se débloquent au fur et à mesure de la partie en montant de niveau. Tandis que les premiers items coûtent une dizaine ou une centaine de pièce d’or, quand les niveaux augmentent de plus en plus, les items coûtent de plus en plus cher et peuvent atteindre des milliers, voire des dizaines de milliers. Pour avoir un peu d’argent, il est possible de réaliser les commandes des clients virtuels des alentours. Étonnamment, la plupart du temps, ils demandent des produits qui sont disponibles qu’au(x) niveau(x) d’après. Ainsi pour gagner un peu d’argent, il est difficile de le faire grâce aux commandes des clients. Ainsi, pour faciliter accélérer le jeu, il est possible d’améliorer le jeu avec des diamants. Ceux-ci s’obtiennent en réalisant des missions ou en ayant des récompenses. Néanmoins, les missions et les récompenses sont rares. Pour en obtenir plus, il faut payer pour cela. Il est également possible de regarder des publicités durant cinq fois, afin de gagner cinq fois un item pour améliorer sa ferme. Car avec les items, il est possible d’agrandir la grange (où sont stockés les items) et la silo (où sont stockés les récoltes du potager).

Au final, il est possible d’avancer dans le jeu sans utiliser le moindre diamant, mais cela s’avère très difficile. Lorsqu’on achète des diamants ou des pièces ou que l’on regarde une publicité, c’est de l’argent (réel) qui arrive dans les caisses de Supercell. Cela  a du faire son effet, car Hay Day a été lancé en 2012 sur IOS et en 2013 sur Android. Et les publicités télévisuelles sont apparues en 2014. Sans ces publicités, je n’aurai pas fait cet article, moins de personnes auraient sûrement joué au jeu, et moins de revenus dans leur chiffre d’affaires. Tandis que là, avec les publicités, certes cela coûte, mais avec un gain de notoriété, sûrement de nouveaux joueurs, de nouveaux joueurs qui voudront investir de l’argent pour améliorer plus vite leur ferme et donc redonner de leur argent à Supercell. Supercell qui pourra de nouveau faire de la publicité pour asseoir sa notoriété. King et son Candy Crush Saga ont la même optique ; ce sera sûrement pour un prochain article.

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Économie

Le Furet du Nord a flairé le filon

Le Furet du Nord est une librairie créée à Lille en 1936. Ancien magasin de fourrures, Georges Poulard rachète le magasin et le transforme en librairie. Paul Callens, son premier vendeur, passionné de lecture lui rachète en 1950. En 1959, les galeries Barbès quittent la grand-place de Lille. Après l’avoir entendu au café, il rachète la magasin et y place sa librairie. Il met en place les premières dédicaces, un rayon jeunesse et bande dessinée de bonne taille. L’entreprise était également une des premières à mettre le livre en accès libre. Au fur et à mesure l’entreprise prospère et se développe. Ouverture à Maubeuge en 1983, à Tourcoing en 1984, puis d’autres communes de la région Nord-Pas-de-Calais et une à Saint-Quentin ; jusqu’à l’ouverture de la succursale de Dunkerque en 1994.

Pour les ouvertures de succursale, le Furet du Nord a connu un passage à vide entre 1994 et 2009 ; en effet, une seule boutique a ouvert ses portes en 2005 à Roubaix. Celle de 1994 ouverte à Dunkerque a même fermé en l’an 2000. En 2008, celles de Saint-Quentin et de Boulogne-sur-Mer ferment également leurs portes. Là, ce n’est pas à cause de la crise qui touche les libraires mais d’un problème de gestion. En effet, l’entreprise connaît de nombreux changements dont être la société sœur de Virgin Mégastore. En 2008, deux filiales de la caisse régionale du Crédit agricole Nord de France rachètent l’entreprise et change la stratégie commerciale. En 2009-2010, l’entreprise met à jour le site internet et met en place la carte de fidélité. Finis les centres villes, l’entreprise se développe dans les centres commerciaux d’abord ceux du Nord-Pas-de-Calais (Englos, Coquelles) puis s’exporte ensuite en région parisienne : Arcueil (2008), Le Kremlin-Bicêtre (2009), Lieusaint et Tremblay-en-France en 2013 ; et ce à chaque fois dans un centre commercial ouvert dans les années 2010. Le Furet du Nord revient également à Dunkerque, avec la fermeture de Virgin Mégastore, où elle prend son fonds de commerce, non plus en centre-ville mais dans le centre commercial. En parallèle, la même année l’enseigne ferme sa boutique en centre-ville de Maubeuge. En effet, il s’agissait de la plus petite boutique du groupe et celle-ci n’était plus rentable.

Selon ce document de présentation de l’ouverture d’une enseigne à Okabé en région parisienne, le Furet du Nord se présente comme une enseigne cross-canal. Ainsi, elle sépare quatre type de boutiques : le vaisseau-amiral de Lille ; les boutiques leaders situées dans les centre commerciaux, avec plus de 1 000 m² de linéaire, les boutiques de centre-ville de moins de 1 000 m² et les petites librairies de moins de 500 m². Avec la fermeture de la boutique de Maubeuge, celle de Douai devient la plus petite et la seule du canal librairie/papeterie. Vu que tout comme Maubeuge, le centre-ville de Douai est peu attractif. Les habitants préfèrent aller aux centres commerciaux comprenant un Auchan de Noyelles-Godault, de Sin-le-Noble et à celui comprenant un Carrefour à Flers-en-Escrebieux. De plus, le centre commercial de Noyelles-Godault est en passe de s’agrandir à la suite d’un avis favorable de la Commission nationale d’aménagement commercial et l’Auchan est selon le magazine Linéaires en 2012 le septième hypermarché de France en chiffre d’affaires. À proximité, seul un Cultura se situe dans la zone commercial. Aucune librairie n’est dans le centre commercial ; seul Auchan vend des livres. Le Furet du Nord de Douai a donc intérêt à compter ses jours.

Selon le premier tome de la Saga de marques de mai 2012, le Furet du Nord obtient une notoriété de 92 %  chez les habitants de la région Nord-Pas-de-Calais et une « bonne opinion » de 96 %. Selon un article en ligne du magazine LSA Conso, le Furet du Nord a 98 %  de taux de notoriété spontanée. Si bien que les Lillois lorsqu’ils se donnent rendez-vous se disent souvent « rendez-vous devant le Furet » ; la Déesse, juste à côté, peut aller se rhabiller. Le Furet du Nord est donc devenue une chaîne de librairie, dite régionale, qui tente de se donner un nouveau souffle, en s’emparant de nouvelles zones de chalandises.

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