Communication

Adblock Plus : fait, effet, méfait

Adblock Plus est une extension de navigateur web de Mozilla Firefox, Google Chrome, Microsoft Internet Explorer et Opera permettant de bloquer les publicités sur les sites en affichant. Selon les fabricants du logiciel, ils « sauv[ent] l’âme d’Internet ». Ainsi l’utilisateur de l’extension évite les publicités sur ses sites préférés, il est vrai que ceux-ci sont parfois bien envahissant en bandeau en haut et en colonnes à gauche et à droite. En effet comme le montre une parodie de Mikael Wulff et Anders Morgenthaler, la publicité est de plus en plus présente.

Cependant de plus en plus de site internet, je ne saurais dire les noms car ils sont de plus en plus nombreux, mettent sur leur site : « si vous aimez [notre site], désactivez Adblock ». En effet derrière ces sites qui ne payent finalement pas de mine, il y a un ou plusieurs employés qui agrandissent, améliorent, modèrent et ils sont pour la plupart majoritairement rémunérés par la publicité. Selon le magazine Capital, en 2012, le marché français de la publicité en ligne valait 2,19 milliards d’euros, puis 2,21 milliards en 2014. De leur côté les utilisateurs sont de plus en plus nombreux à utiliser Adblock Plus ; 175 000 nouveaux internautes français l’installeraient chaque semaine. Ce qui fait en tout, rien qu’en France, 4,2 millions d’utilisateurs. Pour être gratuit, l’entreprise se fait payer par les sites qui figurent sur une liste blanche, et ainsi évitent le blocage de leurs publicités.

Si les sites ne trouvent pas une parade contre l’ajout d’Adblock Plus, le marché français pourrait descendre à 0,74 milliard d’euros, car 75 % de la population française aurait le bloqueur de pub. Certains sites ont trouvé un moyen de contourner ce bloqueur de publicité. Il y a par exemple, ZéroPub. Il s’agit d’une application qui permet à l’utilisateur de ne pas avoir de publicité sur le site après avoir visionné une publicité vidéo pour utiliser le site ensuite. Tout comme, lors du Mondial de football, le site de TF1 a coupé l’image de ceux qui avaient l’application. Une dernière innovation est la « native advertising ». Traduisible par « publicité indigène », le principe se rapproche du publireportage ou de l’article sponsorisé. Il s’agit de rendre moins visible la publicité, en gardant les mêmes codes graphiques.  Enfin, en Allemagne, les médias ont attaqués Adblock Plus, considérant que son péage est illégal. Il faut voir la suite.

En utilisant un bloqueur de publicité, vous n’êtes plus envahis par la publicité qui parfois prend beaucoup de place, mais vous tuez à petit feu, le site où vous aimez naviguer. Il faut trouver un juste milieu.

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Communication

Jeu concours : devenez ami avec une entreprise sans être forcé

Depuis le 26 septembre et jusqu’au 7 novembre, La Voix du Nord a lancé, comme chaque année, son jeu-concours du Trucmuche. Le principe est simple, il suffit de retrouver dans un dessin trois items cachés. Le jeu se décline sur leur journal papier et sur Internet. Le Trucmuche est un jeu avec condition d’achat ; c’est-à-dire que pour tenter de gagner la maison (et d’autres lots) mis en jeu, il faut acheter le journal ou un droit de passage, pour les non-abonnés en ligne. Sur Internet, il y a un second jeu-concours. Celui-ci est ouvert à tous, quoi que le règlement restreint « à toute personne physique résidant en région Nord Pas de Calais (départements 59 et 62) et Picardie (départements 02 et 80) ». Désolé, si vous n’êtes pas de ces quatre départements.

Le journal local peut ainsi capter de potentiels nouveaux lecteurs. Car quitte à acheter le journal pour faire le jeu concours, autant également le lire et peut-être que le produit plaira et sera acheté même sans jeu-concours dedans. Bien sûr, La Voix du Nord est loin d’être le seul. Tous les jours, de nombreux jeu-concours débutent et terminent.

Personnellement, j’en ai fait durant un moment, j’allais sur le site de Comment gagner sur le net. Sincèrement, je n’ai pas compté le nombre que j’en ai fait, mais je dois avoir un taux de réussite inférieur à 1 %. Contrairement à ce que parfois les émissions à la télévision montrent, je n’ai pas mes armoires qui débordent de lots en tout genre. J’avoue également ne pas être un bourreau de jeux-concours, certes j’en faisais, mais pas tant que ça non plus. Cependant, j’avoue que j’ai eu certains lots intéressants. Parmi certains les plus chers, je peux citer un costume et un relooking (photo, CV, habillement) avec Kiabi, des chaussures TP9 par Tony Parker, un sac Soldier d’IKKS, une Smartbox. Tous approchant plus ou moins les 100 €. Après, j’ai également eu des produits moins chers : une boîte de Pringles, une boule de chocolats Lindor, des livres de cuisine, des pantoufles, des DVD, une peluche, des tabliers, de la levure, une trousse Pilot et même un shampoing et un masque ou un tee-shirt pour fille. Les lots ne sont pas triés par prix.

Grâce à ces cadeaux, l’entreprise peut espérer gagner un client potentiel. Un client qui a apprécié le produit et qui reviendra ; même s’il doit payer le prix total du produit. Certaines entreprises peuvent également gagner un côté sympathie. Par exemple, la Smartbox a été gagné grâce à un jeu de l’entreprise agroalimentaire Marie. Même s’il s’agit de la Smartbox Terre de saveurs, ce n’est pas Marie qui fait les Smartbox.

Les jeux-concours m’ont également permis de connaître des entreprises très peu connues. Je les suis avec intérêt sur Facebook pour celles qui me touchent. Le seul point noir au tableau est le publipostage quotidien ou quasi-quotidien des entreprises dans ma boîte mail. Ainsi pensez plutôt à prendre une ancienne adresse mail ou activer une nouvelle adresse mail, que vous utiliserez principalement pour ce type de jeu. Mais est-ce vraiment un point noir d’avoir en avant-première ou en exclusivité des offres promotionnels et d’autres jeux-concours ?

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Économie, Communication

Vendre des jeux vidéo Pokémon : un jeu pas si enfantin

Satoshi Tajiri veut faire un jeu vidéo sur la collection et l’échange de monstres, un jeu sur sa passion pour la capture et le combat d’insecte. Il créé avec Ken Sugimori les Capsule Monster. L’idée de faire deux versions séparées du jeu vient de Shigeru Miyamoto, le créateur de The Legend of Zelda et de Super Mario. En y mettant un certain nombre exclusif dans une version et d’autres exclusifs dans une autre, il fallait obligatoirement avoir les deux versions (ou un ami avec une version différente de la sienne) pour « tous les attraper », comme le dit la publicité.

En parallèle, Nintendo sort le dessin animé télévisé mettant en scène Sacha, un jeune garçon de dix ans. Il parcourt le monde Pokémon afin de devenir un jour Maître Pokémon. À l’origine, la série animée ne devait pas exister, car selon Tsunekaz Ishihara, les séries dérivées de jeux vidéos ne duraient qu’une année environ. Cependant du fait de la popularité des jeux vidéo, la série voit le jour, d’abord au Japon, puis en Amérique du Nord et enfin en Europe. Même si la série a été créé grâce aux succès des jeux, celle-ci a permis de faire connaître Pokémon à travers le monde. À titre personnel, je ne sais pas si c’est la publicité dans les magazines pour jeunes ou la série animée qui en est la cause, mais, je sais que je me suis retrouvé avec une version de Pokémon dans ma Game Boy. Et je n’étais pas le seul ; c’est que la stratégie de communication était bonne.

Lorsqu’on vend un jeu et qu’on termine deuxième meilleur vente de tous les temps, il est souvent difficile de faire mieux par la suite. La vente de jeux a par la suite diminué. Pokémon Compagny a également lancé la réédition des premiers jeux vidéo. Ceux-ci permettent de fédérer les anciens joueurs vers les nouvelles consoles et de faire connaître aux nouveaux joueurs les anciennes versions. Mais, les jeux ont rarement le même succès que les premières versions. Pokémon Noir et Blanc ont néanmoins réussi l’exploit d’être le meilleur démarrage au Japon. Peut-être grâce aux publicités plus matures qu’il y a eu là-bas (ceci n’est qu’une supposition, je ne connais pas les publicité japonaises pour ces jeux, mais si la licence se veut plus mature aux États-Unis et en Europe, elle peut également l’être au Japon).

A partir de Pokémon X et Y, Pokémon Compagny adopte une stratégie de communication pour ne pas qu’on les oublie. Après avoir présenté qu’un nouveau duo de jeux est en cours de préparation, toutes les deux semaines environ, un nouveau Pokémon, une information apparaît. À chaque fois d’une manière différente ou dans un lieu différent. Par exemple Monorpale est dévoilé le 4 juillet 2013 durant la Japan Expo de Paris pour faire la promotion de Pokémon X et Y. Elle fait écho dans la communauté de fans. L’information est ensuite accessible et détaillée sur le site officiel Pokémon. Ainsi sans trop en détailler sur le jeu, de nombreuses informations sont disponibles. Le même procédé est utilisé pour Pokémon Rubis Oméga et Saphir Alpha. Ainsi les jeunes adultes passionnés sont mis au courant des nouveautés. En parallèle, la série télévisée animée en est à sa dix-septième saison et est toujours en production. Vu qu’elle est plutôt destinée à un public jeune et qu’elle est diffusée chaque semaine au Japon nationalement, elle peut rassembler et informer le plus jeune public des nouveautés qu’il va y avoir sur les prochains jeux Pokémon. Par exemple durant la saison de transition entre Pokémon Noir 2 et Blanc 2 et Pokémon X et Y, une dresseuse avec des Pokémon de la nouvelle génération de Pokémon apparaît dans la série et présente ses Pokémon que Sacha (et le spectateur) ne connaît/connaissent pas.

Pour la communication d’après jeu, vu que Pokémon Compagny se refuse de vendre des contenus téléchargeables payant (DLC), elle pourrait inventer une nouvelle manière de jouer. Certains ont remarqué que des endroits de Pokémon avaient l’air d’être des endroits possibles d’être visité. Et vu qu’il y a eu la possibilité de télécharger (gratuitement) un patch pour corriger le bogue et qu’il existe depuis Pokémon X et Y la Banque Pokémon, il sera peut-être possible d’envoyer un Pokémon (par exemple un avec une nouvelle méga-évolution) de Pokémon Rubis Oméga et Saphir Alpha afin de débloquer un endroit spécifique. Pour rendre compatible le nouveau Pokémon ou sa nouvelle méga-évolution, le jeu se connecte à Internet et récupère les informations qu’il a besoin sur le site Internet. Imaginez, 45 € de jeu par deux pour avoir les deux version plus 45 € de jeu également par deux pour les nouveaux Pokémon et enfin 5 € (en réalité 4,99) par an, cela donne 190 € en deux ans. Et ceci sans compter la console de jeux.

Néanmoins les consoles de jeux vidéo se vendent de moins en moins bien au profit des mobiles et des tablettes. Le 17 août 2014, Pokémon Compagny confirme la sortie prochaine d’un jeu Pokémon sur iPad. Néanmoins la firme japonaise affirme que « la stratégie du groupe de ne pas de jeux pour smartphone reste inchangée ». Il est vrai que de plus en plus les tablettes sont de plus en plus utilisées et de plus en plus présentes dans les foyers américains, européens et japonais. Elles sont également plus puissantes que les mobiles, donc plus pratiques pour des jeux plus lourds. De leur côté Nintendo avait connu une forte perte depuis la sortie de la Wii U, ainsi vendre des licences pour des versions tablettes avec en plus une forte communauté de fan, devrait leur permettre d’engendrer un chiffre d’affaires meilleur qu’auparavant.

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Économie, Communication, Société

Hay Day : aidez-le à se faire un maximum de blé

Récemment à la télévision, j’ai vu les publicités pour le jeu de gestion de ferme sur tablette et mobile Hay Day. Tout comme le concurrent FarmVille, le principe du jeu est très simple, il suffit de gérer sa propre ferme. Le jeu est développé par Supercell, le même qui a mis en ligne le jeu Clash of Clans. L’argent virtuel du jeu se divise en deux catégories. Il y a les pièces en or, ce sont les pièces de tous les jours pour acheter du matériel, des animaux et tout le tralala. Puis les diamants qui sont un extra, afin d’avancer plus rapidement dans le jeu.

Comme tout jeu sur tablette ou Facebook, le jeu se joue par étape. Tout n’est pas disponible dès le départ, les items manquants se débloquent au fur et à mesure de la partie en montant de niveau. Tandis que les premiers items coûtent une dizaine ou une centaine de pièce d’or, quand les niveaux augmentent de plus en plus, les items coûtent de plus en plus cher et peuvent atteindre des milliers, voire des dizaines de milliers. Pour avoir un peu d’argent, il est possible de réaliser les commandes des clients virtuels des alentours. Étonnamment, la plupart du temps, ils demandent des produits qui sont disponibles qu’au(x) niveau(x) d’après. Ainsi pour gagner un peu d’argent, il est difficile de le faire grâce aux commandes des clients. Ainsi, pour faciliter accélérer le jeu, il est possible d’améliorer le jeu avec des diamants. Ceux-ci s’obtiennent en réalisant des missions ou en ayant des récompenses. Néanmoins, les missions et les récompenses sont rares. Pour en obtenir plus, il faut payer pour cela. Il est également possible de regarder des publicités durant cinq fois, afin de gagner cinq fois un item pour améliorer sa ferme. Car avec les items, il est possible d’agrandir la grange (où sont stockés les items) et la silo (où sont stockés les récoltes du potager).

Au final, il est possible d’avancer dans le jeu sans utiliser le moindre diamant, mais cela s’avère très difficile. Lorsqu’on achète des diamants ou des pièces ou que l’on regarde une publicité, c’est de l’argent (réel) qui arrive dans les caisses de Supercell. Cela  a du faire son effet, car Hay Day a été lancé en 2012 sur IOS et en 2013 sur Android. Et les publicités télévisuelles sont apparues en 2014. Sans ces publicités, je n’aurai pas fait cet article, moins de personnes auraient sûrement joué au jeu, et moins de revenus dans leur chiffre d’affaires. Tandis que là, avec les publicités, certes cela coûte, mais avec un gain de notoriété, sûrement de nouveaux joueurs, de nouveaux joueurs qui voudront investir de l’argent pour améliorer plus vite leur ferme et donc redonner de leur argent à Supercell. Supercell qui pourra de nouveau faire de la publicité pour asseoir sa notoriété. King et son Candy Crush Saga ont la même optique ; ce sera sûrement pour un prochain article.

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Économie

Le Furet du Nord a flairé le filon

Le Furet du Nord est une librairie créée à Lille en 1936. Ancien magasin de fourrures, Georges Poulard rachète le magasin et le transforme en librairie. Paul Callens, son premier vendeur, passionné de lecture lui rachète en 1950. En 1959, les galeries Barbès quittent la grand-place de Lille. Après l’avoir entendu au café, il rachète la magasin et y place sa librairie. Il met en place les premières dédicaces, un rayon jeunesse et bande dessinée de bonne taille. L’entreprise était également une des premières à mettre le livre en accès libre. Au fur et à mesure l’entreprise prospère et se développe. Ouverture à Maubeuge en 1983, à Tourcoing en 1984, puis d’autres communes de la région Nord-Pas-de-Calais et une à Saint-Quentin ; jusqu’à l’ouverture de la succursale de Dunkerque en 1994.

Pour les ouvertures de succursale, le Furet du Nord a connu un passage à vide entre 1994 et 2009 ; en effet, une seule boutique a ouvert ses portes en 2005 à Roubaix. Celle de 1994 ouverte à Dunkerque a même fermé en l’an 2000. En 2008, celles de Saint-Quentin et de Boulogne-sur-Mer ferment également leurs portes. Là, ce n’est pas à cause de la crise qui touche les libraires mais d’un problème de gestion. En effet, l’entreprise connaît de nombreux changements dont être la société sœur de Virgin Mégastore. En 2008, deux filiales de la caisse régionale du Crédit agricole Nord de France rachètent l’entreprise et change la stratégie commerciale. En 2009-2010, l’entreprise met à jour le site internet et met en place la carte de fidélité. Finis les centres villes, l’entreprise se développe dans les centres commerciaux d’abord ceux du Nord-Pas-de-Calais (Englos, Coquelles) puis s’exporte ensuite en région parisienne : Arcueil (2008), Le Kremlin-Bicêtre (2009), Lieusaint et Tremblay-en-France en 2013 ; et ce à chaque fois dans un centre commercial ouvert dans les années 2010. Le Furet du Nord revient également à Dunkerque, avec la fermeture de Virgin Mégastore, où elle prend son fonds de commerce, non plus en centre-ville mais dans le centre commercial. En parallèle, la même année l’enseigne ferme sa boutique en centre-ville de Maubeuge. En effet, il s’agissait de la plus petite boutique du groupe et celle-ci n’était plus rentable.

Selon ce document de présentation de l’ouverture d’une enseigne à Okabé en région parisienne, le Furet du Nord se présente comme une enseigne cross-canal. Ainsi, elle sépare quatre type de boutiques : le vaisseau-amiral de Lille ; les boutiques leaders situées dans les centre commerciaux, avec plus de 1 000 m² de linéaire, les boutiques de centre-ville de moins de 1 000 m² et les petites librairies de moins de 500 m². Avec la fermeture de la boutique de Maubeuge, celle de Douai devient la plus petite et la seule du canal librairie/papeterie. Vu que tout comme Maubeuge, le centre-ville de Douai est peu attractif. Les habitants préfèrent aller aux centres commerciaux comprenant un Auchan de Noyelles-Godault, de Sin-le-Noble et à celui comprenant un Carrefour à Flers-en-Escrebieux. De plus, le centre commercial de Noyelles-Godault est en passe de s’agrandir à la suite d’un avis favorable de la Commission nationale d’aménagement commercial et l’Auchan est selon le magazine Linéaires en 2012 le septième hypermarché de France en chiffre d’affaires. À proximité, seul un Cultura se situe dans la zone commercial. Aucune librairie n’est dans le centre commercial ; seul Auchan vend des livres. Le Furet du Nord de Douai a donc intérêt à compter ses jours.

Selon le premier tome de la Saga de marques de mai 2012, le Furet du Nord obtient une notoriété de 92 %  chez les habitants de la région Nord-Pas-de-Calais et une « bonne opinion » de 96 %. Selon un article en ligne du magazine LSA Conso, le Furet du Nord a 98 %  de taux de notoriété spontanée. Si bien que les Lillois lorsqu’ils se donnent rendez-vous se disent souvent « rendez-vous devant le Furet » ; la Déesse, juste à côté, peut aller se rhabiller. Le Furet du Nord est donc devenue une chaîne de librairie, dite régionale, qui tente de se donner un nouveau souffle, en s’emparant de nouvelles zones de chalandises.

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Communication, Société

Ouverture facile… ou pas

Qui n’a jamais eu un souci pour ouvrir une boîte de conserve avec opercule ou un paquet de jambon en tranche avec écrit dans un coin « ouverture facile » ? Personnellement, j’ai déjà été confronté à un tel souci. Y a plus ou moins un mois, l’opercule de la boîte de conserve reste sur la boîte de conserve, mais se désaxe. Impossible d’ouvrir la boîte. Il existe tellement de produits et d’emballage qu’il est impossible de tous les citer.

L’ouverture facile peut être un argument de vente. Pensez à certains biscuits, s’ils ne sont pas facile à prendre ou à transporter, qui va les acheter ? Moins de monde si c’est facile à ouvrir et à refermer. Je pense par exemple à Prince de Lu qui a revu ses paquets afin d’éviter de devoir torturer le paquet pour avoir les biscuits du fond. Dans un autre registre, Amazon propose le label Déballer sans s’énerver, il s’agit d’un label permettant de déballer facilement, simplement et sans trop d’emballages superflus. Le seul emballage est en carton, recyclable. Bien sûr, il existe plein d’autres emballages faciles à ouvrir ; je ne saurai en faire une liste exhaustive. L’entreprise OneTouch, par exemple, vend des appareils permettant de faciliter l’ouverture de bocaux, boîtes de conserve, ou bouteilles, entre autre. Personnellement, j’ai essayé l’appareil pour ouvrir les boîtes de conserve, plutôt celles sans opercules. Mon avis est plus que mitigé. Certes l’outil ouvre la boîte de conserve sans effort, mais à chaque fois l’appareil a tenu le coup six mois. Même en changeant les piles à l’intérieur, le produit est vite mort.

Ainsi, avec une population qui vieillit, il me semble de plus en plus adapté de simplifier l’accès aux produits sans devoir y aller avec une force herculéenne. Le troisième âge est donc une population à s’intéresser et à choyer, tout en sachant que selon l’Insee, 21 % habitants de la France ont plus de 60 ans, surtout grâce au baby-boom. Donc, mieux vaut faciliter l’accès des produits. Néanmoins, je vous accorder la chose qu’entre mes exemples et la tranche d’âge à choyer, il y a un décalage. Peu de personnes âgées utilisent Internet pour commander. Peut-être plus dans les générations futures.

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Pokémon : une publicité mature pour un public mature

Avant d’être une licence rapportant des millions d’euros, de dollars ou de yens, Pokémon a d’abord du se faire connaître dans le monde des jeux vidéo. Pour les Japonais, je n’ai pas connaissance des publicités télévisuelles. Pour la France, une des publicités pour Pokémon Rouge et Bleu montre deux enfants d’une dizaine d’année jouant seuls dans leur chambre respective puis des Pokémon sortent des Game Boy, s’envoient le câble link et traversent d’une maison vers l’autre sous les yeux ébahis d’un agent de police. Durant cette publicité, je remarque quatre points. Les enfants sont âgés d’une dizaine d’années : le cœur de cible est donc les enfants, de huit à douze ans. Vu que le jeu était un des seuls à proposer non pas l’affrontement mais l’échange et le partage, la publicité montre le transfert de plusieurs Pokémon d’une console vers une autre. La voix off commente que le joueur « ne peut pas attraper les cent-cinquante Pokémon tout seul ». La publicité montre aussi quelques Pokémon, afin de montrer ce que c’est ; il s’agit des premiers jeux de la licence. Le dernier point, un peu sexiste, c’est qu’on ne voit que des garçons. Pokémon serait donc, un jeu pour garçon. (Le seul personnage jouable est de sexe masculin). L’autre publicité montre un adulte conduisant un car rempli de Pokémon. L’homme va jeter son car dans une broyeuse qui va se transformer en Game Boy. L’homme est ravi car il les a  « tous attrapé ». Tous les attraper est un peu le leitmotiv de la licence. Si bien que sur la boîte de jeu, en dessous du nom de la licence Pokémon est écrit : « Attrapez-les tous ». La quête principale est d’aller battre le boss final, qui est le conseil des Quatre, la quête secondaire est de capturer les 150 espèces de Pokémon. Vu que Pokémon est une licence multi support, elle s’est aussi déclinée en série télévisée animée. Elle met en scène Sacha, un garçon de dix ans, qui parcourt le monde pour « devenir maître Pokémon ». L’histoire retrace le parcours du jeu vidéo, avec le Pokémon qui deviendra la mascotte de la licence. Je vais m’arrêter là pour la première génération, je pourrai aussi m’étendre sur les publicités dans les magazines pour enfants. Ainsi, avec tout ce brassage médiatique et vu que j’avais déjà une Game Boy, je me suis laissé tenter par les jeux vidéo. Moi, j’avais déjà une Game Boy, mais les ventes de Game Boy ont explosé avec ce jeu.

Puis, les suites ont été mise en vente : Pokémon Or et Argent. La publicité télévisuelle met en avant un jeune garçon, toujours un enfant. Il traverse une cour, où plusieurs personnes avec des tee-shirts rouge, bleu, et jaune afin de représenter les versions de Pokémon de la même couleur, lui forment une allée. Le jeune garçon se retrouve en forêt à la recherche des « nouveaux » Pokémon. Pour la première fois en France et aux États-Unis, les graphismes du jeu sont montrés à l’écran. Ainsi, on remarque que les jeux ont toujours comme cœur de cible les enfants de sexe masculin. Pour Pokémon Rubis et Saphir, la publicité télévisuelle montre un groupe d’enfants, dont une fille, à la recherche des Pokémon légendaire Kyogre et Groudon. La publicité met également une nouveauté du jeu en avant : le combat de deux joueurs contre deux autres joueurs. Les jeux mettaient pour la première fois (hors réédition Cristal), la possibilité de choisir le sexe du personnage principal. Pokémon Diamant et Perle ne mettent aucun personnage humain en avant. Elle se contente de présenter les Pokémon de départ.

Pokémon Noir et Blanc commencent dans leurs publicités télévisuelles à parler à un public plus adulte et plus mature. Rappelons que ces jeux sont sortis en 2011, soit douze ans après Pokémon Rouge et Bleu. Ainsi, un joueur du jeu ayant dix ans lors de la sortie de la première génération des jeux vidéo, en a vingt-deux pour Noir et Blanc. Tout comme Diamant et Perle, Noir et Blanc ne mettent pas d’humains réels dans leur publicité. Celle-ci met des personnages humains fictifs dans un décor sombre, un peu à la manière de Game of Throne, avec en commentaire en voix hors-champ : « Un royaume oublié, enfermé par un souverain, et prit de créatures uniques : les Pokémon ». Rebelote pour les suites Pokémon Noir 2 et Blanc 2. La même voix rauque et suave invite le téléspectateur « à tous les attraper, les entraîner et les envoyer au combat ». Mais aucun humain en chair et en os n’est montré. Ainsi, selon un sondage, chez les filles/jeunes femmes, les joueuses de 19-24 ans sont plus nombreuses que les joueuses en école primaire pour les versions noire et blanche.

Pokémon X et Y continuent dans cette lancée. Dans une publicité, un jeune homme se retrouve en forêt pour capturer un nouveau Pokémon avec son Salamèche. Au fil des saisons ses Pokémon évoluent et il se retrouve confronté à un autre dresseur de la même tranche d’âge. Là, les personnes montrées dans la publicité sont des jeunes adultes, personnellement, je leur donnerai entre dix-huit et vingt ans, même si de visage, ils semblent en faire moins. Habillés, je dirais, à la mode de l’année 2013 : veste, sweat-shirt, pantalon et sneakers (que personnellement, j’appellerai « chaussures de sport urbaines » ou « baskets urbaines »). Une autre publicité, qui me semble exclusivement américaine, avec quatre jeunes adultes (trois garçons et une fille) disant, chacun leur tour, en plan mi-moyen, face caméra : « je rêve » (I dream). Puis la caméra change en plan d’ensemble, et on découvre des nouveaux Pokémon et des nouvelles manières de jouer.

Ainsi, on remarque que Pokémon Company, Game Freak et Nintendo cherchent à récupérer leurs premiers joueurs en tentant de montrer dans leurs publicités que Pokémon n’est pas uniquement pour les enfants. Si bien que Game Freak avoue que la déclinaison de la licence en de nombreux produits dérivés destinés pour les enfants a eu une « stigmatisation négative » sur les jeux vidéo. Selon Stéphane Bole, « la moyenne d’âge des joueurs de Pokémon est de 19-20 ans », car « beaucoup de joueurs qui ont commencé avec Nintendo et qui, en vieillissant, continuent ». Ce qui semble confirmé par ces statistiques de jeuxonline.info qui montre que plus de la moitié des joueurs de Pokémon (52 %) ont entre 18 et 24 ans, plus d’un quart (29 %) de 25-29 ans. Les 30-39 ans, les 15-17 ans et les moins de 15 ans se partagent le reste avec respectivement 9, 6 et 3 %. Il est loin le monde des Pokémon peuplé par des enfants de dix ans.

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