Communication, Société

Bienvenue dans le Grand Jury des Téléspectateurs

De temps en temps, je reçois des mails pour des enquêtes avec Harris Interactive. Aujourd’hui, j’en ai reçu un un peu spécial. Ainsi, après avoir été choisi par TNS Sofres / Kantar pour connaître mes choix en matière d’habillement et d’hygiène, je fais maintenant parti du Grand Jury des Téléspectateurs avec Harris Interactive. Je ne sais pas si cela doit durer quelques jours ou éternellement jusqu’à ma désinscription mais en tout cas je me suis lancé dans cette nouvelle aventure.

Que faut-il faire ? Contrairement à ce que dis le titre, je ne vais pas être jury au sens propre comme on peut voir dans certaines émissions de télé-crochets ; les programmes télé ne sont pas suspendus à ma décision. Je ne suis pas César. Mais je vais pouvoir « pouvoir donner régulièrement [mon] avis sur les programmes de la télévision ainsi que sur différents sujets d’actualité. » Je n’ai pas toutes la programmation en main, mais mes « réponses seront regardées et prises en compte chaque jour par les responsables de plusieurs grandes chaînes nationales. » Rien que ça. Bien sûr Harris me demande d’être très régulier et de répondre tous les jours à un questionnaire du lundi au dimanche.

Je dois ainsi me connecter à partir du soir à 23 h jusqu’au 10 h le surlendemain pour pouvoir répondre au questionnaire. Il faut répondre au questionnaire qu’on ait ou pas regardé la télévision le jour demandé. En effet si on ne regarde pas la chaîne, cela permet de dire aux « responsables [des] grandes chaînes nationales. » que leur(s) émission(s) ne plai(sen)t pas. Pour l’instant, je ne l’ai pas encore fait. Je ne peux donc pas encore vous dire ce qu’il en retourne. Du fait que je regarde très peu la télévision, si ça se trouve, le questionnaire va vite m’ennuyer. J’attends de voir ce que ça donne.

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Communication, Politique, Société

Nicolas Bedos : au secours de la veuve, de l’orphelin et de François Hollande

Mercredi 8 octobre 2014, Nicolas Bedos est le deuxième invité du nouveau talk-show Un soir à la Tour Eiffel, présenté par d’Alessandra Sublet sur France 2. L’humoriste y présente son nouvel ouvrage : Les Serments déchirés. Dans son livre, il raconte la liaison qu’il a eu avec Valérie Trierwieler alors qu’elle était encore Première concubine de France. Enfin à la fin, l’animatrice demande à Bedos de dire la vérité, elle avoue, c’est une « une grosse connerie ». L’invité enchaîne en disant que l’ouvrage n’existe pas et qu’il s’agit là de dénoncer la pipolisation des personnalités politiques. Personnellement, Nicolas Bedos n’est pas un humoriste que j’apprécie ; si bien qu’avec son air de bobo se voulant parfaitement parfait, il me fait pitié. Alors certains diront que je n’ai rien compris à son style, d’autres me diront que j’en suis jaloux, certains diront que j’ai raison, et j’en passe. Ainsi malgré cela, je vais tenter de faire quelque chose d’assez neutre.

France 2 et Nicolas Bedos assument le canular. L’humoriste réfute avoir voulu faire le buzz, ni pour faire parler de lui. L’homme ne voulait pas entendre des louanges sur lui durant deux heures, alors avant le tournage de l’émission il contacte la direction de l’émission. Ceux-ci acceptent l’idée de faire un canular. Un porte-parole de la chaîne publique française rajoute que « c’est Bedos, humoriste, et que si on lui donne la parole, c’est alors pour respecter sa liberté de ton et de sujets, comme sur Dieudonné par exemple, à condition de prévenir ensuite les téléspectateurs du canular, ce qui fut fait ». Normal qu’il souligne qu’il a prévu, vu que la direction de l’émission a refusé que l’humoriste le dise le lendemain. Il n’est pas le premier à faire un canular. En France le seul canular qui me vient à l’esprit est lorsque Gérald Dahan demande à l’équipe de France de football de mettre la main sur le cœur en prenant la voix du Président de la République française de l’époque Jacques Chirac. Quoi que personnellement, j’ai plutôt l’impression que c’est une usurpation d’identité. Plus récent encore, il y a eu chez nos voisins belges, le faux documentaire Bye Bye Belgium de la Radio-télévision belge de la Communauté française (RTBF) où la Flandre et la Wallonie firent scission.

Je pense plutôt que Bedos a voulu venir au secours de François Hollande, à la suite du livre Merci pour ce moment de Valérie Trierwieler. Il doit faire parti de ces 20 % des Français qui croient encore au Président de la République actuel. Ce que je comprends moins c’est la méthode. D’abord comment dénoncer la pipolisation des personnalités politiques dans une émission où il n’y a aucune personnalité politique ? Alessandra Sublet, les invités, Valérie Trierwieler, et lui-même ne sont pas des personnalités politiques. Je veux bien qu’il défende son idée mais pour défendre ça, il ne pouvait pas le faire comme les personnes « normales » le font ? C’est-à-dire de dire son opinion, il n’avait pas besoin de faire croire à un pseudo-livre où il raconte une pseudo-liaison. Est-ce que c’était le seul moyen d’en parler ?

Tous les soirs, du lundi au jeudi, Nathalie Lévy reçoit un invité sur BFM TV dans News et Compagnie. L’invité du jour peut dire son amour pour un sujet d’actualité et son dégoût pour un autre. Une émission de ce type est plus appropriée pour raconter son dégoût de la pipolisation, pas besoin de monter un canular. Cependant, je ne pense pas que ce genre d’émission soit du goût de Nicolas Bedos, pas assez « comique », trop « intelligent » pour lui. Ainsi, je comprends que le CSA se saisisse du dossier. On peut ainsi être humoriste ou pseudo-humoriste et défendre des sujets sérieux avec ferveur, mais il ne faut pas confondre les genres. Ainsi, sous couvert de l’humour, j’ai l’impression de Nicolas Bedos se permet des choses, à la limite du tolérable, comme insulter Marine Le Pen de « salope fascisante ». Maintenant lorsque Bedos aura l’air sérieux, je vais douter de sa prose, tout comme l’émission d’Alessandra Sublet.

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Économie, Société

Médiamétrie évolue avec la catch-up

Depuis lundi dernier, Médiamétrie prend en compte la télévision de rattrapage. La télévision de rattrapage, également appelée catch-up TV, est la possibilité de pouvoir regarder en différé certains de leurs programmes sur des sites et/ou applications. Il ne faut pas la confondre avec la télévision en différée, qui est la possibilité de pouvoir regarder en différé certains de leurs programmes, après l’avoir enregistré sur un magnétoscope numérique.

Aujourd’hui, la première semaine de rattrapage vient de s’écouler. On peut donc connaître l’« audience consolidée », c’est son nom, du programme. L’« audience consolidée » se calcule en additionnant l’audience en direct et l’audience en différé (enregistrement ou rattrapage). Ainsi, on peut savoir les parts de marché pour Une famille formidable sur TF1 et de Castle sur France 2 mais pas de la nouvelle série de M6, Extant, pour ne citer que quelques principales chaînes. En effet toutes les chaînes ne sont pas égales, face à la catch-up.

Pour le groupe M6, le groupe Canal, TMC, NT1, Gulli et Numéro 23, la mesure d’audience en différé de ces chaînes ne distingue pas les programmes. Ainsi, lorsqu’une personne regarde une émission en différé sur un service de rattrapage, Médiamétrie comptabilise le visionnage comme si c’était une chaîne à part sans distinction de programme. Bien sûr, elle comptabilise en fonction de la chaîne.  Pour TF1, le groupe France  Télévision et NRJ 12, la mesure d’audience en différé de ces chaînes distingue les programmes. Si une personne regarde une émission en différé, Médiamétrie comptabilise l’émission dans l’audience consolidée. C’est pourquoi l’audience à sept jours de TF1, de France Télévision et de NRJ 12 risque d’être plus élevée que celles des concurrents. Pour palier à cette différence, un système identique pour tous devrait être mis en place, vers l’automne 2015.

Pour ma part, je comprends que Médiamétrie évolue en prenant en compte la majorité des moyens de regarder la télévision. Ainsi les chaînes peuvent savoir si l’émission est un succès ou non. Si l’émission fait une mauvaise audience, elle peut être déprogrammée. Les publicitaires ont intérêt à bien lire, car l’audience du programme avec le différé ne les intéresse pas. Il leur faut l’audience en direct. L’émission regardée par rattrapage est plutôt un jeune actif, comme le montre une étude de 2011. En effet, 55,1 % de personnes regardant en rattrapage ont moins de 35 et 33,4 % appartiennent à la catégorie des CSP+.

Et vous ? La télévision s’utilise-t-elle toujours uniquement en direct ? Utilisez-vous la télévision de rattrapage ou en différé ?

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Communication

Placement de produit : plus réelle la pub

Le placement de produit consiste à incruster une publicité dans une œuvre visuelle (film, série, clip), avec une contrepartie à la clef. En France, le CSA le défini en ce terme : « le placement de produit est défini comme toute forme de communication commerciale audiovisuelle consistant à inclure un produit, un service ou une marque, ou à y faire référence, en l’insérant dans un programme, moyennant paiement ou autre contrepartie ». Le placement de produit n’est pas accepté dans les autres types de programme, comme la télé-réalité, les jeux télévisés. Trois termes doivent être respectés pour apparaître à l’écran : « leur contenu et leur programmation ne doivent en aucun cas être influencés de manière à porter atteinte à la responsabilité et à l’indépendance éditoriale de l’éditeur ;  ils ne doivent pas inciter directement à l’achat ou à la location des produits ou services d’un tiers et ne peuvent en particulier comporter des références promotionnelles spécifiques à ces produits, services ou marques ; ils ne doivent pas mettre en avant de manière injustifiée le produit, le service ou la marque concernés. »

Pour l’Union européenne, la directive 2010/13/UE du Parlement européen et du Conseil du 10 mars 2010 a posé en principe la prohibition du placement de produit sur l’ensemble des médias audiovisuels. Cependant en France, le placement de produit est autorisé depuis 2009 dans les œuvres cinématographiques, les fictions audiovisuelles et les vidéomusiques, à l’exception de ceux destinés aux enfants, dans les conditions définies par la délibération du Conseil du 16 février 2010 puis modifiée le 24 juillet 2012. Selon cette délibération, il est interdit de promouvoir, pour faire simple, les boissons alcoolisées, les médicaments, les armes à feu, le tabac et les préparations pour nourrissons (oui, oui, les préparations pour nourrissons, mais je ne sais pas pourquoi).

Le placement de produit permet d’apporter plus de réalisme aux œuvres et de liberté de création aux auteurs. Par exemple, la série télévisée française Plus belle la vie use et abuse de placement de produit. Le tout premier est l’épisode du 14 juin 2010 avec le test de grossesse Evolupharm. Dans sa foire aux questions, le CSA met même en cas pratique avec des possibilités d’extraits de film ou de série en donnant un exemple avec une scène dans une station service, une avec un plan du journal Le Parisien, une avec une poursuite de police et une Citroën et une avec un jeune communicant sur Facebook. Il incite même dans certains cas au placement de produit. Sinon, il faut faire attention de ne pas trop citer ou montrer le produit ou la marque.

Pour reconnaître une œuvre avec un placement de produit, le CSA a mis en place un petit logo de la même taille que les icônes pour la limitation d’âge et se situant au même endroit, c’est-à-dire en bas à droite de l’écran. Il ressemble donc à un petit rond avec la lettre P à l’intérieur. Lors du lancement du logo, celui-ci comportait en complément de la phrase « Ce programme comporte du placement de produit » et ce, durant deux mois. Depuis la phrase n’apparaît plus, mais le logo reste, s’il s’agit d’un film ou d’une série, une minute au début du programme et une minute après chaque coupure pub et durant toute la durée du générique, et s’il s’agit d’un clip musical, toute la durée du clip.

Le CSA a ensuite fait quelques bilans, que je détaillerai dans un article ultérieur.

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Communication

Pokémon : une publicité mature pour un public mature

Avant d’être une licence rapportant des millions d’euros, de dollars ou de yens, Pokémon a d’abord du se faire connaître dans le monde des jeux vidéo. Pour les Japonais, je n’ai pas connaissance des publicités télévisuelles. Pour la France, une des publicités pour Pokémon Rouge et Bleu montre deux enfants d’une dizaine d’année jouant seuls dans leur chambre respective puis des Pokémon sortent des Game Boy, s’envoient le câble link et traversent d’une maison vers l’autre sous les yeux ébahis d’un agent de police. Durant cette publicité, je remarque quatre points. Les enfants sont âgés d’une dizaine d’années : le cœur de cible est donc les enfants, de huit à douze ans. Vu que le jeu était un des seuls à proposer non pas l’affrontement mais l’échange et le partage, la publicité montre le transfert de plusieurs Pokémon d’une console vers une autre. La voix off commente que le joueur « ne peut pas attraper les cent-cinquante Pokémon tout seul ». La publicité montre aussi quelques Pokémon, afin de montrer ce que c’est ; il s’agit des premiers jeux de la licence. Le dernier point, un peu sexiste, c’est qu’on ne voit que des garçons. Pokémon serait donc, un jeu pour garçon. (Le seul personnage jouable est de sexe masculin). L’autre publicité montre un adulte conduisant un car rempli de Pokémon. L’homme va jeter son car dans une broyeuse qui va se transformer en Game Boy. L’homme est ravi car il les a  « tous attrapé ». Tous les attraper est un peu le leitmotiv de la licence. Si bien que sur la boîte de jeu, en dessous du nom de la licence Pokémon est écrit : « Attrapez-les tous ». La quête principale est d’aller battre le boss final, qui est le conseil des Quatre, la quête secondaire est de capturer les 150 espèces de Pokémon. Vu que Pokémon est une licence multi support, elle s’est aussi déclinée en série télévisée animée. Elle met en scène Sacha, un garçon de dix ans, qui parcourt le monde pour « devenir maître Pokémon ». L’histoire retrace le parcours du jeu vidéo, avec le Pokémon qui deviendra la mascotte de la licence. Je vais m’arrêter là pour la première génération, je pourrai aussi m’étendre sur les publicités dans les magazines pour enfants. Ainsi, avec tout ce brassage médiatique et vu que j’avais déjà une Game Boy, je me suis laissé tenter par les jeux vidéo. Moi, j’avais déjà une Game Boy, mais les ventes de Game Boy ont explosé avec ce jeu.

Puis, les suites ont été mise en vente : Pokémon Or et Argent. La publicité télévisuelle met en avant un jeune garçon, toujours un enfant. Il traverse une cour, où plusieurs personnes avec des tee-shirts rouge, bleu, et jaune afin de représenter les versions de Pokémon de la même couleur, lui forment une allée. Le jeune garçon se retrouve en forêt à la recherche des « nouveaux » Pokémon. Pour la première fois en France et aux États-Unis, les graphismes du jeu sont montrés à l’écran. Ainsi, on remarque que les jeux ont toujours comme cœur de cible les enfants de sexe masculin. Pour Pokémon Rubis et Saphir, la publicité télévisuelle montre un groupe d’enfants, dont une fille, à la recherche des Pokémon légendaire Kyogre et Groudon. La publicité met également une nouveauté du jeu en avant : le combat de deux joueurs contre deux autres joueurs. Les jeux mettaient pour la première fois (hors réédition Cristal), la possibilité de choisir le sexe du personnage principal. Pokémon Diamant et Perle ne mettent aucun personnage humain en avant. Elle se contente de présenter les Pokémon de départ.

Pokémon Noir et Blanc commencent dans leurs publicités télévisuelles à parler à un public plus adulte et plus mature. Rappelons que ces jeux sont sortis en 2011, soit douze ans après Pokémon Rouge et Bleu. Ainsi, un joueur du jeu ayant dix ans lors de la sortie de la première génération des jeux vidéo, en a vingt-deux pour Noir et Blanc. Tout comme Diamant et Perle, Noir et Blanc ne mettent pas d’humains réels dans leur publicité. Celle-ci met des personnages humains fictifs dans un décor sombre, un peu à la manière de Game of Throne, avec en commentaire en voix hors-champ : « Un royaume oublié, enfermé par un souverain, et prit de créatures uniques : les Pokémon ». Rebelote pour les suites Pokémon Noir 2 et Blanc 2. La même voix rauque et suave invite le téléspectateur « à tous les attraper, les entraîner et les envoyer au combat ». Mais aucun humain en chair et en os n’est montré. Ainsi, selon un sondage, chez les filles/jeunes femmes, les joueuses de 19-24 ans sont plus nombreuses que les joueuses en école primaire pour les versions noire et blanche.

Pokémon X et Y continuent dans cette lancée. Dans une publicité, un jeune homme se retrouve en forêt pour capturer un nouveau Pokémon avec son Salamèche. Au fil des saisons ses Pokémon évoluent et il se retrouve confronté à un autre dresseur de la même tranche d’âge. Là, les personnes montrées dans la publicité sont des jeunes adultes, personnellement, je leur donnerai entre dix-huit et vingt ans, même si de visage, ils semblent en faire moins. Habillés, je dirais, à la mode de l’année 2013 : veste, sweat-shirt, pantalon et sneakers (que personnellement, j’appellerai « chaussures de sport urbaines » ou « baskets urbaines »). Une autre publicité, qui me semble exclusivement américaine, avec quatre jeunes adultes (trois garçons et une fille) disant, chacun leur tour, en plan mi-moyen, face caméra : « je rêve » (I dream). Puis la caméra change en plan d’ensemble, et on découvre des nouveaux Pokémon et des nouvelles manières de jouer.

Ainsi, on remarque que Pokémon Company, Game Freak et Nintendo cherchent à récupérer leurs premiers joueurs en tentant de montrer dans leurs publicités que Pokémon n’est pas uniquement pour les enfants. Si bien que Game Freak avoue que la déclinaison de la licence en de nombreux produits dérivés destinés pour les enfants a eu une « stigmatisation négative » sur les jeux vidéo. Selon Stéphane Bole, « la moyenne d’âge des joueurs de Pokémon est de 19-20 ans », car « beaucoup de joueurs qui ont commencé avec Nintendo et qui, en vieillissant, continuent ». Ce qui semble confirmé par ces statistiques de jeuxonline.info qui montre que plus de la moitié des joueurs de Pokémon (52 %) ont entre 18 et 24 ans, plus d’un quart (29 %) de 25-29 ans. Les 30-39 ans, les 15-17 ans et les moins de 15 ans se partagent le reste avec respectivement 9, 6 et 3 %. Il est loin le monde des Pokémon peuplé par des enfants de dix ans.

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