Communication, Politique

Y a-t-il un terroriste pour sauver le Président ?

Le 7 janvier 2015, les locaux de Charlie Hebdo sont attaqués par des terroristes. Le lendemain, une policière se fait tuer en pleine rue et le surlendemain, une prise d’otage se déroule dans un supermarché. Le Président de la République française décide de défiler avec de nombreuses personnalités françaises et internationales lors des manifestations afin de dénoncer ces attaques.

A la suite de cela, le Président et son premier ministre ont vu leur côte de popularité monter de quelques points. Je ne comprends pas comment cela soit possible. Le Président normal a réagi normalement pour un événement exceptionnel ; la justice française a laissé ces individus en liberté ; la police française n’a pas su intercepter ces terroristes avant. Ainsi, il n’y a rien eu d’exceptionnel pour ce qui est du Président ou des ministères. Il est inconcevable qu’on puisse glorifier quelqu’un pour quelque chose qui n’aurait pas du arriver.

On remarque ainsi qu’au fil du temps, la cote de popularité du Président a monté de plusieurs points en janvier-février, puis que vers mai-juin, la cote était revenue à son point de départ de moins de 20 % de satisfaction. Tout le monde a ainsi oublié les soucis de chômage croissant, pour se focaliser que sur cet attentat. Que faut-il en retenir ? Qu’en retiendra l’histoire ? Qu’Hollande a laissé rentrer des terroristes en France pour tuer des gens et que pour remonter sa côte de popularité, il a invité tout le gratin international contre le terrorisme ? Quel président n’aurait pas invité toutes les personnalités internationales pour défiler contre le terrorisme ?

Seule la guerre rassemble-t-elle les peuples ?

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Nicolas Bedos : au secours de la veuve, de l’orphelin et de François Hollande

Mercredi 8 octobre 2014, Nicolas Bedos est le deuxième invité du nouveau talk-show Un soir à la Tour Eiffel, présenté par d’Alessandra Sublet sur France 2. L’humoriste y présente son nouvel ouvrage : Les Serments déchirés. Dans son livre, il raconte la liaison qu’il a eu avec Valérie Trierwieler alors qu’elle était encore Première concubine de France. Enfin à la fin, l’animatrice demande à Bedos de dire la vérité, elle avoue, c’est une « une grosse connerie ». L’invité enchaîne en disant que l’ouvrage n’existe pas et qu’il s’agit là de dénoncer la pipolisation des personnalités politiques. Personnellement, Nicolas Bedos n’est pas un humoriste que j’apprécie ; si bien qu’avec son air de bobo se voulant parfaitement parfait, il me fait pitié. Alors certains diront que je n’ai rien compris à son style, d’autres me diront que j’en suis jaloux, certains diront que j’ai raison, et j’en passe. Ainsi malgré cela, je vais tenter de faire quelque chose d’assez neutre.

France 2 et Nicolas Bedos assument le canular. L’humoriste réfute avoir voulu faire le buzz, ni pour faire parler de lui. L’homme ne voulait pas entendre des louanges sur lui durant deux heures, alors avant le tournage de l’émission il contacte la direction de l’émission. Ceux-ci acceptent l’idée de faire un canular. Un porte-parole de la chaîne publique française rajoute que « c’est Bedos, humoriste, et que si on lui donne la parole, c’est alors pour respecter sa liberté de ton et de sujets, comme sur Dieudonné par exemple, à condition de prévenir ensuite les téléspectateurs du canular, ce qui fut fait ». Normal qu’il souligne qu’il a prévu, vu que la direction de l’émission a refusé que l’humoriste le dise le lendemain. Il n’est pas le premier à faire un canular. En France le seul canular qui me vient à l’esprit est lorsque Gérald Dahan demande à l’équipe de France de football de mettre la main sur le cœur en prenant la voix du Président de la République française de l’époque Jacques Chirac. Quoi que personnellement, j’ai plutôt l’impression que c’est une usurpation d’identité. Plus récent encore, il y a eu chez nos voisins belges, le faux documentaire Bye Bye Belgium de la Radio-télévision belge de la Communauté française (RTBF) où la Flandre et la Wallonie firent scission.

Je pense plutôt que Bedos a voulu venir au secours de François Hollande, à la suite du livre Merci pour ce moment de Valérie Trierwieler. Il doit faire parti de ces 20 % des Français qui croient encore au Président de la République actuel. Ce que je comprends moins c’est la méthode. D’abord comment dénoncer la pipolisation des personnalités politiques dans une émission où il n’y a aucune personnalité politique ? Alessandra Sublet, les invités, Valérie Trierwieler, et lui-même ne sont pas des personnalités politiques. Je veux bien qu’il défende son idée mais pour défendre ça, il ne pouvait pas le faire comme les personnes « normales » le font ? C’est-à-dire de dire son opinion, il n’avait pas besoin de faire croire à un pseudo-livre où il raconte une pseudo-liaison. Est-ce que c’était le seul moyen d’en parler ?

Tous les soirs, du lundi au jeudi, Nathalie Lévy reçoit un invité sur BFM TV dans News et Compagnie. L’invité du jour peut dire son amour pour un sujet d’actualité et son dégoût pour un autre. Une émission de ce type est plus appropriée pour raconter son dégoût de la pipolisation, pas besoin de monter un canular. Cependant, je ne pense pas que ce genre d’émission soit du goût de Nicolas Bedos, pas assez « comique », trop « intelligent » pour lui. Ainsi, je comprends que le CSA se saisisse du dossier. On peut ainsi être humoriste ou pseudo-humoriste et défendre des sujets sérieux avec ferveur, mais il ne faut pas confondre les genres. Ainsi, sous couvert de l’humour, j’ai l’impression de Nicolas Bedos se permet des choses, à la limite du tolérable, comme insulter Marine Le Pen de « salope fascisante ». Maintenant lorsque Bedos aura l’air sérieux, je vais douter de sa prose, tout comme l’émission d’Alessandra Sublet.

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Kamoulox territoriale : quand une réforme devient un jeu

1790, la France est découpée en 83 départements ; finies les provinces historiques. Fini les noms faisant part de l’histoire de la France, on nomme les départements par rapport aux fleuves, aux montagnes et aux paysages. L’Oise est traversée par l’Oise, les Bouches-du-Rhône sont les embouchures du Rhône, le Finistère est la fin de la terre. Au fil des années, durant la révolution française et les conquêtes napoléoniennes, la France gagne des territoires. Dans l’actuelle Belgique, par exemple, la province de Flandre-Occidentale devient le département de la Lys, dans l’actuelle Espagne, la Catalogne est divisée en quatre départements : Sèvre, Ter, Bouches-de-l’Èbre et Monserrat, dans l’actuelle Italie, il y avait les départements du Tibre, d’Arno et de la Méditerranée entre autre, enfin dans les actuels Pays-Bas, il y avait entre autre les Bouches-du-Rhin, la Meuse Inférieure, puis dans l’actuelle Allemagne, il y avait les Bouches-de-l’Elbe. Ainsi, on remarque que les noms identitaires ont ainsi disparus pour donner des noms sur la géographie locale, afin sûrement de fédérer vers la France et non sur les anciennes provinces.

1982, Gaston Defferre créé les régions. Après de nombreuses possibilités, c’est le découpage à vingt-deux régions qui est choisi. En 1948, les Inspecteurs généraux de l’administration en mission extraordinaire avaient proposé un découpage en treize régions, appelées à l’époque les igamies. À y regarder de plus près, ce découpage ressemble, mais pas totalement, au découpage proposé par le gouvernement Ayrault, vu que ce dernier ne souhaite pas découper les régions actuelles. En effet, le président de la République de l’époque Nicolas Sarkozy a demandé « d’étudier les mesures propres à simplifier les structures des collectivités locales, à clarifier la répartition de leurs compétences et à permettre une meilleure allocation de leurs moyens financiers, et de formuler toute autre recommandation qu’il jugera utile ». Pour cela, il a fait appel à l’ancien premier ministre Édouard Balladur qui préconise de diminuer le nombre de région pour qu’ils aient une « taille européenne ». Les onze grandes villes (de province), Lyon, Lille, Marseille, Bordeaux, Toulouse, Nantes, Nice, Strasbourg, Rouen, Toulon et Rennes sont retenues comme « métropoles ». De nombreuses voix s’élèvent, de la part des opposants, ceci se plaignent que du fait que les départements et les régions sont majoritairement à gauche, Sarkozy souhaite diminuer leur nombre.

2012, François Hollande devient président de la République française. Avec un détricotage de la présidence de Sarkozy, dont la fin également du conseiller territorial, remplaçant le conseiller général et régional. En 2014, coup de revers, François Hollande souhaite en diminuer le nombre. « Le temps est venu de donner une forme nouvelle à cette ambition. Parce que notre organisation territoriale a vieilli et que les strates se sont accumulées. […] Pour les renforcer, je propose donc de ramener leur nombre de 22 à 14. Elles seront ainsi de taille européenne et capables de bâtir des stratégies territoriales. […] L’objectif doit être une révision constitutionnelle prévoyant la suppression du conseil général en 2020. » Cela ne te rappelle rien ? Pour justifier leur mécontentement, certaines voix toujours du même bord politique se sont élevés. Martine Aubry a ainsi dit : « On n’est pas en train de faire du Monopoly ou jouer à Sim’s City. On touche aux origines de chacun ».

Personnellement, on peut se demander de quelles origines elle parle. À Lille, elle est Lilloise, Flamande, Nordiste, Nord-Pas-de-Calaisienne, Française, Néerlandaise, Espagnole ou Bourguignonne ? Et je ne remonte pas jusque la Gaule belgique. Personnellement les origines d’un Lillois, ce n’est pas le Nord-Pas-de-Calais (souviens-toi qu’il a 31 ans). Si la France avait conservé les départements de l’Escault ou de la Lys, ceux-ci auraient pu être rassemblés sous un nom de région comme Flandre. Et le Pas-de-Calais avec la Somme et l’Aisne. Parce que rappelons pour certains qui l’auraient oublié, comme je peux le lire en commentaire, sur Facebook. Pour eux, « il ne faut pas mélanger les Picards et les Nordistes », ils font à l’absurde en écrivant « Et pourquoi pas fusionner avec le PACA ». Souviens-toi Boulogne-sur-Mer est à l’origine picarde. Ainsi pour ma part, il ne faudrait pas découper par région ou par département, mais bien par arrondissement, voire encore plus fin. Car pour l’Oise, elle n’est pas proche de Lille, mais de Paris, pareil pour Château-Thierry qui sont de l’historique Île-de-France. Ainsi pour ma part, quelque chose qui me semblerait logique, ce serait de regrouper sous la « métropole » lilloise, l’ancien bassin minier du Nord-Pas-de-Calais et Lille Métropole Communauté urbaine. Exit les départements, exit la pseudo limite départementale sans aucun intérêt. Cette métropole urbanisée de plus de deux millions d’habitants n’aurait plus besoin du département qui est souvent dite comme pour les communes rurales et pourra se développer sur le secteur tertiaire. Les autres communautés urbaines des anciens départements pourraient se nouer ensemble. Par exemple, un département Côte d’Opale sur la façade maritime et un autre Artois-Hainaut sur grosso modo d’Arras à Maubeuge. Le premier serait plutôt sur l’économie maritime, le second sur l’agriculture. Voire même que ces départements s’étale sur l’actuelle Picardie. Et je pense que cela peut se décliner pour d’autres grandes communes. Être en paix ne signifie pas immobilisme et l’histoire est vivante. On est au XXIe siècle, avant les départements, il y avait autre chose ; mais on apprend pas à l’école l’histoire des administrations territoriales.

Pour la fusion des régions Nord-Pas-de-Calais et Picardie, plusieurs maires UMP et UDI du Nord-Pas-de-Calais souhaitent nommer la nouvelle entité : « Hauts de France ».  Même si le nom leur est louable, la nouvelle région sera bien en haut de la France. Il y a un côté valorisant en disant que la région est en haut, ce qui pourrait sous-entendre en hauteur, donc les premiers. Ils assurent que « la région des « Hauts de France » sera ainsi un véritable trait d’union entre l’Europe du Nord et le Grand Paris. Irriguée économiquement par le plus grand canal fluvial d’Europe, elle tiendra le premier rôle national, voire européen, dans les domaines de la mobilité, de l’innovation technologique, de l’agro-alimentaire, ou encore de la mutation durable ». Il est néanmoins dommage de se passer des noms historiques, qui peuvent être rassembleur. Ce que prouve un sondage du DailyNord, où le nom « Flandre(s)-Artois-Picardie » est en tête avec 350 votes, soit 24 % contre 5 % pour « Hauts de France ». Personnellement, j’ai voté « Belgique méridionale / Basse Belgique », pour l’histoire commune qu’on a avec la Belgique et les Pays-Bas, même si j’aurai préféré Belgique française. Ceci étant gare à la confusion.

Et dire que ceci n’est que pour un seul rapprochement…

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La folle semaine politique

Cette semaine du lundi 15 septembre 2014 a été forte en rebondissement dans la politique française.

Mardi : Manuel Valls demande le vote de confiance à l’Assemblée nationale. Après avoir obtenu 307 voix « Pour » lors de sa premier vote de confiance en tant que premier ministre, Manuel Valls obtient 269 voix « Pour » pour le second. Ce résultat fait tomber deux records : celui du plus faible nombre de voix favorables et celui du plus faible proportion de voix favorables par rapport au nombre de sièges pourvus. En effet, il obtient 46,62 % du total des voix. Les 31 frondeurs du Parti socialiste et les écologistes, trop attachés à leur poste, n’ont pas voté « Pour » ni « Contre », mais se sont abstenus. Je comprends qu’on ne veut pas faire tomber l’homme avec qui ont s’est affiché durant les campagnes législatives, mais si la directive affichée n’est pas la nôtre, pourquoi la suivre ? Ceci étant, ça a toujours été la manière de gagner de la gauche. Cela rassemble des gens de différents horizons de gauche, la gauche plurielle, et on fait monter une personne. Alors qu’à part être de gauche, ils n’ont aucun point commun et peuvent affaiblir ou ralentir ce pour quoi ils sont élus.

Jeudi : François Hollande face aux journalistes. Après avoir dit qu’il est social-démocrate, lors de la conférence de presse précédente, François Hollande renouvelle avec sa promesse de campagne. Il n’y a pas vraiment eu d’annonce choc à ce qu’on pouvait s’attendre d’un Président de la République française. Rien pour relancer l’économie. Il a expliqué pourquoi il part faire la guerre en Irak, pourquoi Thévenoud n’est pas resté à son poste, ce qu’il se serait passé si Manuel Valls n’avait pas eu la confiance à l’Assemblée nationale, de sa non-candidature pour 2017, du possible retour de Nicolas Sarkozy. Ainsi, il a martelé qu’il fera « ce mandat pleinement, complètement sans me préoccuper même de ma popularité qui est dans l’état que vous connaissez, parce que ce n’est pas mon objectif ». Pas facile d’être président, le plus simple était de critiquer à tout va le précédent gouvernement, si bien qu’il en reprend la suite.

Vendredi : Nicolas Sarkozy revient en politique pour briguer la présidence de l’UMP. Dans une longue tribune sur un réseau social, Nicolas Sarkozy revient pour être « candidat à la présidence de ma famille politique ». Avec, au moment où j’écris, 963 248 « mentions J’aime », l’homme est mieux doté que le président actuel François Hollande (496 803) ou que Marine Le Pen (462 454). Bien sûr, je pourrais également parler de Jean-Luc Mélanchon (187k), de François Bayrou (38k) ou Eva Joly (39k) et des autres qui sont hors de la « famille politique » de Nicolas Sarkozy. L’homme fera « avec le souci du plus large rassemblement, la volonté d’apaiser les tensions, et en même temps de susciter l’intérêt passionné de tous ceux qui ne peuvent se résoudre à l’abaissement de la France. » À aucun moment Nicolas Sarkozy ne parle de l’UMP. Souhaite-t-il en changer le nom pour ce « vaste rassemblement qui s’adressera à tous » et pour bâtir cette « alternative crédible » ?

Ainsi comme je l’ai dit dans un commentaire sur le site Internet de BFM TV : « Le clivage gauche/droite est une notion de politique archaïque en France. Comment cela se fait que François Hollande fasse le programme de Nicolas Sarkozy ? Le social-libéralisme n’est ni de gauche, ni de droite, ni du centre. Ainsi, il faut « vaste rassemblement qui s’adressera à tous ». ». Car au final, cela ne nous intéresse pas de savoir si la personnalité soit de gauche ou de droite, ce qu’il nous intéresse c’est que la France regagne de la croissance. Et ce que Moody’s attend en conservant la note aa1 de la France. Au final, gauche comme droite « aiment la France ».

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Remaniement : la valse du gouvernement Valls

Ce lundi 25 août 2014, au matin, un coup de théâtre a lieu au sein du gouvernement : le premier ministre Manuel Valls en déclare la démission. Normalement, l’homme est reconduit dans sa même fonction.

Pour le reste, c’est un peu plus hasardeux. Hamon et Montebourg ont tiré à boulets rouges sur le gouvernement en mettant en cause la direction ; ils sont contre le non-changement de cap du président de la République et du premier ministre. D’autres comme Taubira s’étaient fait remarquer durant le gouvernement Ayrault et ont finalement été conservés. Filippetti n’est pas candidate à sa propre succession en expliquant choisir « la loyauté à [s]es idéaux ». Maintenant que le président de la République François Hollande est célibataire et n’a plus comme compagne Trierwieler, il pourra conserver son ancienne compagne Ségolène Royal en tant que ministre. Il devrait sûrement garder son autre ami de la promotion Voltaire à l’ENA, Michel Sapin. Même incompétents, autant garder proche ses amis. Ce sont les ministres qui ont été le plus entendu, d’autres comme Fabius ou Touraine ont été plus silencieux.

Du fait de la parité, le gouvernement devra être composé à moitié d’hommes et à moitié de femmes (même s’ils sont incompétents hommes comme femmes). Ainsi, si le nombre de frondeurs est trop nombreux d’un côté, il sera obligé de trouver du sang neuf ou alors encore plus réduire son nombre de ministres. Rappelons que les gouvernements Ayrault ont été composés de 19 femmes et 19 hommes, soit 38 ministres ; le (premier) gouvernement Valls de seize ministres (huit-huit). Vont-ils encore réduire ? Est-ce encore possible ? Ainsi, va-t-il chercher les vieux éléphants, je pense en particulier à Delanoé ou Aubry, ou alors faire appel à des « jeunes » trentenaires ou quarantenaires, plutôt connus dans leurs circonscriptions locales, mais soutenant Hollande ?

Ensuite, il restera l’Assemblée à convaincre. Les frondeurs socialistes avaient déjà été lors de la première nomination de Valls très en colère. Il avait quand même eu 307 voix pour, 237 contre et 26 abstentions. Tu parles de frondeurs ? Ils ont plutôt envie de garder leur poste. Imagine, si Valls n’est pas reconduit car l’Assemblée ne donne pas sa confiance. Hollande sera soit obligé de modifier son gouvernement, soit dissoudre l’Assemblée. Et s’il dissout l’Assemblée, vu la côte de popularité du gouvernement, de la gauche et d’Hollande, et vu également les défaites pour les élections municipales et européennes, l’Assemblée risque de se bleuir et là, le gouvernement devra être de droite. Ce serait une première cohabitation depuis le passage du septennat au quinquennat du Président de la République.

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