Économie, Communication, Société

Bienvenue dans le Grand Jury des Téléspectateurs

De temps en temps, je reçois des mails pour des enquêtes avec Harris Interactive. Aujourd’hui, j’en ai reçu un un peu spécial. Ainsi, après avoir été choisi par TNS Sofres / Kantar pour connaître mes choix en matière d’habillement et d’hygiène, je fais maintenant parti du Grand Jury des Téléspectateurs avec Harris Interactive. Je ne sais pas si cela doit durer quelques jours ou éternellement jusqu’à ma désinscription mais en tout cas je me suis lancé dans cette nouvelle aventure.

Que faut-il faire ? Contrairement à ce que dis le titre, je ne vais pas être jury au sens propre comme on peut voir dans certaines émissions de télé-crochets ; les programmes télé ne sont pas suspendus à ma décision. Je ne suis pas César. Mais je vais pouvoir « pouvoir donner régulièrement [mon] avis sur les programmes de la télévision ainsi que sur différents sujets d’actualité. » Je n’ai pas toutes la programmation en main, mais mes « réponses seront regardées et prises en compte chaque jour par les responsables de plusieurs grandes chaînes nationales. » Rien que ça. Bien sûr Harris me demande d’être très régulier et de répondre tous les jours à un questionnaire du lundi au dimanche.

Je dois ainsi me connecter à partir du soir à 23 h jusqu’au 10 h le surlendemain pour pouvoir répondre au questionnaire. Il faut répondre au questionnaire qu’on ait ou pas regardé la télévision le jour demandé. En effet si on ne regarde pas la chaîne, cela permet de dire aux « responsables [des] grandes chaînes nationales. » que leur(s) émission(s) ne plai(sen)t pas. Pour l’instant, je ne l’ai pas encore fait. Je ne peux donc pas encore vous dire ce qu’il en retourne. Du fait que je regarde très peu la télévision, si ça se trouve, le questionnaire va vite m’ennuyer. J’attends de voir ce que ça donne.

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Économie, Société

Médiamétrie évolue avec la catch-up

Depuis lundi dernier, Médiamétrie prend en compte la télévision de rattrapage. La télévision de rattrapage, également appelée catch-up TV, est la possibilité de pouvoir regarder en différé certains de leurs programmes sur des sites et/ou applications. Il ne faut pas la confondre avec la télévision en différée, qui est la possibilité de pouvoir regarder en différé certains de leurs programmes, après l’avoir enregistré sur un magnétoscope numérique.

Aujourd’hui, la première semaine de rattrapage vient de s’écouler. On peut donc connaître l’« audience consolidée », c’est son nom, du programme. L’« audience consolidée » se calcule en additionnant l’audience en direct et l’audience en différé (enregistrement ou rattrapage). Ainsi, on peut savoir les parts de marché pour Une famille formidable sur TF1 et de Castle sur France 2 mais pas de la nouvelle série de M6, Extant, pour ne citer que quelques principales chaînes. En effet toutes les chaînes ne sont pas égales, face à la catch-up.

Pour le groupe M6, le groupe Canal, TMC, NT1, Gulli et Numéro 23, la mesure d’audience en différé de ces chaînes ne distingue pas les programmes. Ainsi, lorsqu’une personne regarde une émission en différé sur un service de rattrapage, Médiamétrie comptabilise le visionnage comme si c’était une chaîne à part sans distinction de programme. Bien sûr, elle comptabilise en fonction de la chaîne.  Pour TF1, le groupe France  Télévision et NRJ 12, la mesure d’audience en différé de ces chaînes distingue les programmes. Si une personne regarde une émission en différé, Médiamétrie comptabilise l’émission dans l’audience consolidée. C’est pourquoi l’audience à sept jours de TF1, de France Télévision et de NRJ 12 risque d’être plus élevée que celles des concurrents. Pour palier à cette différence, un système identique pour tous devrait être mis en place, vers l’automne 2015.

Pour ma part, je comprends que Médiamétrie évolue en prenant en compte la majorité des moyens de regarder la télévision. Ainsi les chaînes peuvent savoir si l’émission est un succès ou non. Si l’émission fait une mauvaise audience, elle peut être déprogrammée. Les publicitaires ont intérêt à bien lire, car l’audience du programme avec le différé ne les intéresse pas. Il leur faut l’audience en direct. L’émission regardée par rattrapage est plutôt un jeune actif, comme le montre une étude de 2011. En effet, 55,1 % de personnes regardant en rattrapage ont moins de 35 et 33,4 % appartiennent à la catégorie des CSP+.

Et vous ? La télévision s’utilise-t-elle toujours uniquement en direct ? Utilisez-vous la télévision de rattrapage ou en différé ?

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Économie

Le chariot de la Voix du Nord est-il sérieux ?

Le 15 septembre dernière, je tentais de démontrer dans l’article La guerre des prix aura-t-elle lieu ? que la guerre des prix dans les hypermarchés et la conjoncture actuelle avait peut-être entraîné la déflation. Hier, la Voix du Nord met en ligne son chariot-type. « Bonne » nouvelle, le chariot augmente de 4 €, il n’y a pas de déflation. Mais le chariot est-il vraiment représentatif de quelque chose ?

Le journal explique la méthode de cette manière : « Pour réaliser ce chariot-test, nous nous rendons chaque mois dans les mêmes hypers et les supermarchés de la région [Nord-Pas-de-Calais] pour y acheter systématiquement les mêmes produits de marques (dont sont exclues les marques de distributeur), connus de tous, ni les moins chers, ni les plus chers. L’objectif n’est pas de nourrir une famille, ni même une personne avec notre chariot-test mais d’obtenir un baromètre mensuel de l’évolution des prix. » Ainsi, en regardant de plus près les articles achetés, ce sont des articles de tous les jours. L’alimentaire prend une plus grande part du baromètre. Il y a 30 produits, sans compter les cinq produits liquides. Parmi ces produits, je peux citer en exemple un « poulet fermier de Loué jaune », un « pot de Nutella » ou des « bananes en vrac ». Le reste des produits est essentiellement des produits d’hygiène, de lessive, de toilette. Comme par exemple la « boîte Tampax compak super », le « gel douche Petit Marseillais » ou le « tube de dentifrice Signal ». Seule la « boîte de Canigou viance (sic) aux légumes » ne fait pas partie de ces deux grandes catégories, et est pour l’alimentation animale.

Pour octobre, les deux journalistes remarquent que « plusieurs produits n’existent plus dans leur format d’origine ». Ainsi pour calculer par rapport à mars 2008, le journal « recalcule le prix sur la base du conditionnement de produit ». Il s’agit donc d’utiliser la règle de trois. Quitte à faire ça, pourquoi ne pas juste prendre le prix au kilo ou au litre qui est quasiment obligatoire. Néanmoins pour le même produit de la même marque, dans le même magasin, pour le même produit, le prix au kilo peut être différent. Ainsi, un produit plus petit ou plus grand, n’est pas forcément d’un prix identiquement linéaire. Surtout que les coûts ne sont pas forcément linéaires.

Le premier rapport date de mars 2008, soit, il y a sept ans. En septembre 2014, huit produits ont changé de conditionnement. Il serait peut-être bon de reprendre un autre étalon pour recommencer avec des valeurs plus actuelles. Ainsi certains commentent sur Facebook en disant qu’ils n’ont pas « l’impression que cette année c’est moins chère que l’année passé », mais comme le dit le journal, sa méthodologie « n’est pas de nourrir une famille, ni même une personne ». Il n’y a pas de loisirs, ni d’électroménager, ni de matériel électronique. Les achats sont donc qu’un échantillon ; il peut y avoir des erreurs.

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Kantar m’accepte comme panéliste

Aujourd’hui 29 septembre 2014, Kantar m’envoie un courriel parce que j’ai « renvoyé le coupon pour participer au panel de consommateurs Kantar Worldpanel. » Ma première mission est de répondre à un rapide premier questionnaire. Dont la première, qui m’a bien fait rire : « Souhaitez-vous toujours faire partie de notre panel ? » Au cas où j’aurai changé d’avis depuis le 17 septembre. Après avoir répondu positivement, je suis renvoyé vers leur site, dont j’avais parlé la dernière fois : devenirpaneliste.com. Et ils me demandent les mêmes questions que sur ce que je leur ai renvoyé. À quoi ça servait que je leur réponde sur leur coupon-réponse ?

Il y a néanmoins de nouvelles questions. Comme pour le code de la route, il faut bien lire les questions. Ainsi, à la question : « Disposez-vous d’un de ces navigateurs que vous l’utilisiez ou non ? », je dois cocher « Internet Explorer » et « Un autre navigateur », même si j’utilise principalement Firefox. Mais, je dispose bien d’IE et de FF sur mon ordinateur. Puis, on en vient à ce que contient la maison. Ensuite, mes mensurations, où les achats de la maison sont réalisés pour l’alimentaire et les produits d’entretien, à quelle fréquence, j’achète du textile, des produits d »hygiène et de beauté et je me fais coiffer. J’ai ainsi découvert que je fais 96 cm de tour de poitrine. Hé oui !

Me voilà donc crédité de 300 points sur mon compte. Je peux dès à présent me connecter et enregistrer les produits que j’ai acheté. Maintenant, je dois « déclarer les achats que [je fais] personnellement pour [moi]-même ou pour [mon] entourage. » Je dois ainsi déclarer les « achats de vêtements quelle que soit leur utilisation (sport, détente, travail, fêtes, vacances…), de chaussures, chaussons…, d’accessoires : lunettes, ceintures, sacs, foulards, chapeaux, bijoux…, de linge de maison (couettes, torchons, nappes, taies, draps, rideaux…) et mes achats de toilette et beauté (soin du corps, du visage, des cheveux, maquillage, rasage, hygiène féminine…). » Et tout ceci chaque semaine.

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TNS Sofres me demande de devenir panéliste

Ce matin, j’ai reçu dans ma boîte aux lettres, un courrier de TNS Sofres. Intrigué, je l’ouvre pour savoir ce que l’entreprise de sondages me voulait. Elle souhaite que je devienne « membre du panel de consommateur Kantar ». TNS Sofres appartient au groupe Kantar depuis 2008. La consigne est simple, je participe « à des études qui ont pour but d’analyser les habitudes d’achats en France » et ainsi je deviens « ambassadeur actif et de référence, représentant des milliers de consommateurs. » Rien que ça. J’ai l’impression d’avoir le poids du monde sur mes épaules.

Pour y participer, rien de plus simple, il suffit de répondre au questionnaire fourni en pièce jointe et de le renvoyer dans l’enveloppe T jointe également. On peut également s’inscrire librement sur Internet. Après être inscrit, d’après le dépliant joint dans l’enveloppe, j’aurai comme mission d’enregistrer mes achats parmi l’une ou plusieurs catégories de produits qu’ils suivent. Parmi ces catégories, il y a l’alimentation, les produits de toilette, d’hygiène et de beauté, les produits d’entretien, l’habillement, les chaussures et la téléphonie mobile, fixe et TV… Il me suffira donc de scanner mes produits grâce à un lecteur de code-barres ou via l’un de leurs sites Internet. Afin de mobiliser le plus de panéliste possible, le groupe Kantar fait gagner des points que le panéliste peut échanger contre des cadeaux. Sur un site spécialement dédié aux cadeaux, le panéliste peut choisir « plus de 350 cadeaux, pour se faire plaisir ou faire plaisir à sa famille : chèque cadeaux, un week-end romantique, des entrées pour les parcs d’attractions les plus connus, Disneyland Paris, Astérix, le Puy du Fou, le Futuroscope, montre connectée, VTT, arts de la maison, bricolage… », selon le site réservé aux panélistes.

Intéressé par les sondages, les panels et les études, je vais sûrement tenter l’expérience de devenir panéliste pour TNS Sofres. Si l’expérience se trouve intéressante et passionnante, ce que je ne doute pas, je vous ferai part de mes impressions.

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